Adèle du Niffelheim

De Wiki de l'histoire HRP des RR.


Adèle du Niffelheim de Guermantes Maltese


Petite fille de Mique du Niffelheim comte de Châtellerault, baron de Vouvray (par alliance), fille d'Oriane de Guermantes du Niffelheim et de Kallisthes enosis, vicomte de Mandelieu-La Napoule.

Sur sa hanche gauche brille l'épée d'Akxos, frère de sang, parrain et fidèle ami de Mique, qui au moment de sa mort en fit cadeau à Oriane de Guermantes du Niffelheim. A sa sortie du couvent, cette épée fut remise à Adèle, qui depuis considère cette lame comme sa plus précieuse richesse.

Le jour de sa naissance fut aussi celui du décès de sa mère. Peut-être peut on trouver là une explication à l'errance qu'elle entreprit après avoir, à l'âge de 16 ans, quitté le couvent dans lequel elle fut conduite par Lafeedulogis, amie intime d'Oriane après que celle-ci en eut formulé la demande avant de rendre son dernier souffle.


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La devise familiale

IN HOC SIGNO VINCES

"Par ce signe tu vaincras".



L'HISTOIRE


Durant de longs mois après sa sortie du couvent elle voyagera en solitaire au travers du royaume de France. Fera de bonnes et de mauvaises rencontres, nouera des amitiés, apprendra à se battre, à se défendre, par les coups ou par le biais des mots. Elle s'endurcira pour un jour enfin, être prête à construire son avenir. Elle réalisera un de ses rêves de gamine alors que ses pas la mènent en Gascogne. Devant elle dans une taverne, le grand Gmat lui sourira, lui parlera et lui prêtera même de l'argent pour l'aider à poursuivre son voyage. Le vieil homme était un mythe, une légende pour Adèle et c'est avec un peu de regret, après avoir promis qu'en cas de besoin elle serait là pour lui qu'elle quittera la gascogne pour rejoindre le...


Maine

En 1458/1459 elle monte par deux fois la liste QMD (Quand le Maine Dort) en compagnie de son ami Servan delacordocou (dict le souriceau) afin de démontrer au peuple Mainois le joug sous lequel il vit depuis trop longtemps. La première élection fut un échec, la moitié des participants à la liste ayant fini en prison après qu'une loi les rendant inéligibles fut votée par un conseil comtal inquiet de se voir dénoncé et mis à mal chaque fois qu'il s'adressait au peuple. Adèle elle-même, alors résidente du Maine depuis de nombreuses semaines finira trois jours en prison pour... absence de laisser passer.

La deuxième élection fut un succès. Deux membres de la liste QMD furent élus au conseil comtal Mainois. Adèle et Servan. Bien entendu jamais les clés du conseil ne leurs furent remises et c'est sans se démonter qu'ils créèrent un conseil public QMD sur la grand place (gargote) mainoise. Les sympathisants craignant bien souvent les représailles de Michelmichel à nouveau sur le trône comtal, venaient régulièrement les voir dans la taverne « au trou de souris » qui devint alors le QG de la liste QMD. Leur stand sur la grand place n'étant plus qu'un lieu où le souriceau troubadour entonnait des chansons qu'il créait en fonction des évènements.


Errance

Dans les semaines et mois qui suivirent Adèle prit la route avec une bande de gougnafiers, et un en particulier, Thoros, à la tête de ce joyeux groupe de cinglés prêts à tout. Thoros qu'elle considère depuis comme très grand ami après qu'ils aient partagé quelques prises de mairie et châteaux, mis un ou deux villages en villes franches juste pour la rigolade. L'armée Alea furor est connue de tout le royaume pour son côté "là où on passe votre sérénité trépasse" et au sein de ce groupe de cinglés tout juste bons à pourrir la vie des autres pour s'amuser, elle passera sans aucun doute certains des plus beaux jours de sa vie. Isatan la jarretière, Paul (Gerbert IG) le porteur de valises, inoubliables et chers à son coeur. Paul disparut peu de temps après laissant Adèle bien triste. L'espoir est grand pour elle de retrouver un jour son âme réincarnée dans un autre gugus tout aussi déjanté et mauvais.


Limousin

En juillet 1459, elle arrive à Limoges. Des sympathies naissent immédiatement avec des personnalités qu'elle n'aurait jamais imaginé pouvoir côtoyer un jour. Elle décide donc de s'y installer. Elle rencontrera Dame Dhea d'Ysengrin, Vicomtesse de Droux, Dame de Gizeux qui saura lui raconter ses souvenirs de Mique et d'Oriane de Guermantes, et redonner sans s'en rendre compte à Adèle le goût de se battre pour faire reconnaître son nom par la hérauderie.

Aout 1459, Nebisa est élue Reyne de France. Étant originaire de Limoges Adèle aura pu la croiser à plusieurs reprises et réaliser à quel point cette femme pourtant Reyne du royaume de France sait rester ouverte au peuple. Une certaine complicité nait également avec son Altesse Royale le Prince Arnaut de Malemort, fils de Nebisa.

16 aout 1459, Adèle est officiellement 4ème membre de la liste "vachette" (prenez le Limousin par les cornes) du Prince Arnaut de Malemort pour les élections comtales en Limousin. Le 31 Aout, la liste Vachette arrive en tête aux élections. Malheureusement, le Prince Arnaut de Malemort est emprisonné abusivement le jour même pour des raisons plus que fallacieuses. Deux jours après, Adèle suit le même chemin. Étrangement un procès qui durait depuis des mois suite à une prise de la mairie de Rieux avec l'alea furor trouve sa conclusion et son verdict le 2 septembre, envoyant Adèle en prison pour trois jours alors qu'il est l'heure d'élire le comte. Elle ne pourra donc donner sa voix au Prince. La nommination du comte nécessitera quatre tours. Après le troisième tour, consciente que le comte sortant Gueldnard reprendra le trône, Adèle décide de démissionner et de laisser sa place à Aldaregonde, belle fille de dame Dhea d'Ysengrin. Forte de ses convictions elle n'imagine pas pouvoir travailler avec l'homme qui a conduit le Limousin à la faillite et au déshonneur.

Le lendemain de sa démission, le même comte Gueldnard la fait poutrer par son armée "marguerite" alors qu'elle rentrait de Bourganeuf à Limoges avec la dame Dhea d'Ysengrin et Brownmann les fontes de leurs chevaux pleines de victuailles pour un marché de Limoges moribond. Tous trois seront laissés pour morts après un combat qui relève de la barbarie. 12 personnes s'acharneront sur elle. 12 noms que jamais elle n'oubliera. Adèle venait d'être listée sans raison valable par Gueldnard, et ses compagnons de voyage ont malheureusement subi en même temps qu'elle la folie meurtrière de cet homme.

Bourganeuf, deux ou trois jours avant poutrage, pour la première fois le coeur d'Adèle bat vraiment et s'emballe lors d'une rencontre qui saura lui donner une raison de rester en vie tout au long de ce douloureux épisode. Gurwan est entré dans sa vie par la grande porte. Rentrant d’Italie, ce breton au charme insensé, à l'humour décapant et déjanté saura la faire rire. Un nombre incalculable de missives échangées, hésitantes au départ, et puis plus assurées quant à leurs ressentis, durant les longues semaines d'immobilisation la conforteront dans l'idée que cet homme là est peut-être bien celui qui lui était destiné.


Bretagne

45 jours plus tard, après une désintoxication douloureuse de l'opium qui lui servait jusqu'alors à oublier ses douleurs et l'absence, elle prend enfin le départ pour la Bretagne dans un royaume en guerre. Des armées à éviter, un bateau à prendre pour la première fois de sa vie. Une tempête en mer lui fera découvrir le fameux mal de mer, et puis le 2 novembre 1459 c'est l'arrivée au port de Vannes, en Bretagne où pour certaines personnes elle n'est pas la bienvenue. C'est une du Niffelheim, les autres à la base elle s'en moque, surtout s'ils vont à l'encontre de ses projets de vie et de sa façon d'être. Mais les choses sont différentes à ce moment là. Gurwan est capitaine ducal breton, elle doit faire attention à ne pas nuire à sa situation. Elle va donc apprendre à la fermer, garder à l'intérieur ce qu'elle pense. Quelques jours à Vannes et le départ est donné pour St Brieuc. Village breton typique qu'ils ont choisi pour s'installer.

Deux mois et demi plus tard. Amaigrie, les yeux qui lui sortent de la tête et les mains tremblantes quasi en permanence, apeurée, en état de choc quoi (j'abuse à peine), elle voit le bout du tunnel approcher dans l'accord qu'elle et Gurwan ont passé. A la fin de son deuxième mandat de capitaine ducal (à Gurwan hein, pas Adèle) ils vont tailler la route. Deux mois et demi à prendre l'humidité, regarder ses cheveux pousser et compter les feuilles et les pigeons morts devant sa taverne. La Bretagne nullement ne vous épargne. En résumé, si toi pas être breton, si toi pas être breton qui fait de la politique, si toi pas être soumis, toi mieux faire d'aller voir ailleurs. Le risque d'auto-décès est grand dans le cas où on n'a rien à quoi se raccrocher. La terre est belle mais le peuple breton dans sa grande majorité est pitoyable de prétention et de mépris pour tout ce qui n'est pas lui. (avis personnel d'Adèle)

Le 26 novembre 1459 Gurwan lui demande sa main et lui offre une magnifique ambre noire. Baptisée le 16 décembre 1459 par le curé Sifryus qu'elle a choisi pour parrain. Un curé hors norme, il fallait bien ça à Adèle. Un soutien quotidien dans le pathétique ennui qui l'aura accompagnée durant tout ce séjour breton.

17 janvier 1460, elle épouse Gurwan Maltese en l'église st Étienne de st Brieuc. Mariage célébré par leur plus qu'ami, plus que parrain Sifryus. L'église est vide d'amis, mais des amis en Bretagne il faut se lever de bonne heure ou aller creuser les cimetières pour en trouver. Mariage pluvieux, mariage heureux. A l'intérieur de l'anneau qu'elle porte à son annulaire droit, une gravure "ar feadh a saoil". Pour la vie, dans la langue maternelle de son époux.

Le 22 janvier, Gurwan doit abandonner son poste de capitaine ducal pour prendre celui de Régent. La duchesse Mai ayant démissionné sans autre préavis de son poste, et le brun de la brune ayant été choisi à une large majorité parmi trois candidats. Une quinzaine de jours encore devront donc être passés en terre bretonne avant de pouvoir partir vers de nouveaux horizons.

Fin janvier, Namaycush prend position aux portes de Fougères. Du fait de la régence de Gurwan, ils décident de quitter st Brieuc avec une lance pleine, direction Rennes afin de défendre la capitale d'une éventuelle avancée de l'armée de hostile. Deux jours après leur arrivée à Rennes, Namaycush et ses troupes quittent les terres bretonnes la queue entre les jambes. Le défi qu'ils semblaient vouloir lancer aux bretons est tombé à l'eau. Les troupes bretonnes n'ont aucun intérêt à aller se battre juste pour amuser un mercenaire royaliste, ni à prendre le risque de perdre des hommes alors qu'après des mois de guerre, la trêve entre le royaume de France et le Ponant reste fragile.


Gascogne - Béarn

Mi février 1460, après une traversée sur le Madnifique, superbe bateau appartenant à Madeline et Nagirrok, les tourtereaux enfin libérés de toute obligation bretonne, posent le pied en terre gasconne. L'accueil est froid et on leur demande de quitter au plus vite ces terres dont les dirigeants refusent la simple idée qu'elles puissent être foulées par un breton. Mais Adèle et Gurwan sont Adèle et Gurwan. Ils n'en font donc qu'à leur tête et échangent avec la duchesse et le prévôt des courriers dignes de leur volonté de ne pas se laisser piétiner. Malgré les relances et les menaces, les insultes même qui fusent à l'encontre de Gurwan, ils prendront le temps de faire quasiment le tour de la Gascogne sans s'occuper plus avant des regards en biais qu'on leur lance ou des sous-entendus concernant leur mort prochaine. A Mimizan, Adèle retrouve Alanvega1, vieille connaissance des chemins de traverse et il est décidé qu'ils feront un bout de route tous ensemble. Alan ayant quelques affaires personnelles à régler en Gascogne, c'est sans lui qu'ils prennent la route et par un beau matin de ce tout début du mois de mars 1460, ils arrivent en Béarn. Deux jours après Alan les rejoint. Sur place rencontre est faite avec un Breton totalement déjanté, Detarnos qui boulet au pied parce que considéré coupable d'avoir volé des voyageurs que dans sa grande mansuétude il ne souhaitait qu'aider à porter leurs biens, s'amuse à jouer du biniou en taverne pour agacer les oreilles sudistes qui ont bien du mal avec la culture bretonne. Grande gueule et rentre dedans, il saura faire rire Adèle jusqu'aux larmes et une amitié certaine se noue alors. Ce petit groupe éclectique démarre alors un petit voyage touristique le long des rives de la Garonne.


All over the world

Le temps passe, Detarnos file on ne sait où et Adèle n'entend plus parler de lui. Les brocantes avec Alanvega se suivent sans grand succès. Rien ne se vend, rien ne tombe des charrettes. La vie est difficile et se nourrir parfois douloureux. Quand il ne reste plus qu'à manger les insectes qu'on trouve au bord des routes, c'est vraiment vraiment pas facile. Et puis un jour d'avril 1460, les trois larrons prennent le bateau à Montpellier. Capitaine Zigom, et sa p'tite femme Vivilolo, adorables et vraiment charmants tous les deux. Direction l'Italie, l'Albanie, et en théorie la Turquie et la Grèce. Adèle porte la descendance du Niffelheim/Maltese dans son ventre. Comme c'est la première fois, elle a tendance à poser des questions très débiles à toutes les femmes qu'elle rencontre. Les réponses étant plutôt laconiques, elle décide d'attendre et de voir.

Mais voilà, c'est pas de chance, début juin, lors d'une petite brocante entre Venise et ailleurs, des brocanteurs Italiens plus musclés que nos trois énergumènes, décident de leur voler leurs réserves et de les tabasser pour montrer qui commande. Adèle est fumasse, elle avait ramené un fut de pinard Albanais (qu'elle n'aurait gouté pour rien au monde malgré sa grande attirance pour tout ce qui se boit et peut saouler), et comptait bien le vendre en France à une bande de gogos qui attirés par l'exotisme de la chose auraient mis un bon prix pour l'obtenir. Quelques jours à Guastalla sont indispensables pour se remettre du choc, ensuite il faudra rentrer en France à pieds, parce que le bateau qu'ils devaient reprendre à Venise est reparti depuis bien longtemps. Il faut croire que la descendance est solide puisque toujours là malgré les coups qu'elle a pris.

Elle soupçonne d'ailleurs son mari d'être responsable de leur défaite contre les italiens féroces. En effet, depuis leur descente du bateau sur lequel le port des chausses était interdit, celui ci n'avait jamais rechaussé ses magnifiques bottes à talons en biseau. Elle imagine donc que durant la bagarre, celui-ci s'est planté un caillou ou une écharde dans le pied et est resté geindre assis sur une souche d'arbre pendant qu'Alan et elle tentaient de sauver leurs peaux.

Lentement mais surement, le petit groupe continue à parcourir les chemins de France durant des semaines et des mois. La brocante fonctionne plutôt mal et il y a des jours où son gros ventre crie famine. Il faut avoir eu faim pour connaitre la joie d'un pot au feu dans une taverne un soir pluvieux.

A la fin de l'année 1460 ils arrivent en Bretagne. Elle est heureuse pour son mari qui surement se languissait de fouler à nouveau sa terre natale. La brocante se décide enfin à devenir rentable, puisque le duc du Trégor qui se trimballait tout seul avec plus de 20 000 (oui oui vingt mille) écus sur lui se laisse dépouiller sans broncher. On apprendra le lendemain qu'il est mort étouffé par un os de poulet dans une taverne. Quel dommage. Un homme si généreux... avouez que c'est pas de chance. La petite bande s’apprêtait et se réjouissait à l'idée de vivre un procès retentissant, et chacun se trouve quelque peu frustré de pouvoir partir ainsi les poches pleines sans que qui que ce soit ne vienne le leur reprocher. Adèle fait les marchés, s'achète des bottes et des trucs avec de la fourrure qu'elle ne peut même pas mettre tellement elle est grosse.

Le 26 novembre 1460 la libération se produit. La descendance a décidé de voir le jour au milieu de nulle part. L'accouchement sera mémorable pour tout le monde. Et particulièrement gore, mais évitons les détails. Sachez seulement que Alanvega qui se prenait pour un médicastre avant même d'avoir commencé ses études, lui a collé un boyau de vieille carcasse dans la bouche pour l'aider à respirer. Déjà quand on sait ça, on n'est pas sûr de vouloir connaitre la suite. Est donc né ce jour là le petit Mique Guigui alan Gurwan du Niffelheim de Guermantes Maltese. Un autre prénom n'était même pas envisageable pour le premier mâle descendant d'Adèle. Son mari qui s'en fout un peu du prénom et donc donne son accord pour Mique, prend plus plaisir à le dresser dès son plus jeune âge. Ainsi à l'âge de 14 mois (rp on fait 1 an = 7 ans comme pour les chienschiens), il rapporte les bouteilles à son père sans broncher et même avec le sourire aux lèvres.

Lors d'un passage en Orléans, dans le village de Patay, ils se retrouvent en geôles. Non, ça n'est pas l'histoire du duc du Trégor mais celle d'une bonne femme que tout le monde appelle sa grâce à qui le petit groupe aurait soit disant volé une centaine d'écus... en Bretagne aussi. Aucune preuve, aucun témoignage sinon celui de la grâce en question, même pas celui de l'écuyer de la bonne femme qui pourtant était cité à comparaitre, mais c'est pas grave, tout le monde au gnouf. Gurwan prendra plus cher que les autres puisque Breton et ancien régent et que parait il, il doit donner l'exemple. De ce jour, le père du petit Mique n'aura de cesse d'apprendre à son fils la haine du breton. L'homme, pas la langue. Voilà donc le petit groupe mis en liste rouge en Bretagne, simplement parce qu'une étrangère à cette terre aura décidé que pour tromper son ennui elle allait accuser une petite bande d'amuseurs publics.

Le 18 janvier 1460, départ est donné pour un retour en Gascogne une fois tout le monde sorti de prison en Orléans.

La route est belle, enneigée, mais c'est pas grave, tout le monde est riche et porte des fourrures à outrance. Le petit Mique pousse bien, enfin il parait. Enfin, elle espère. Puisque à peine sortis des geôles orléanistes, une fois passé les frontières du Berry, puis celles du limousin, puis du Périgord, Adèle réalise qu'elle a oublié son gosse quelque part. Où ? reste la grande question. Ils étaient presque arrivés en Gascogne, alors pour le coup, ils se sont dit que quelques jours de plus n'allaient rien changer à la destinée du petiot et qu'il valait mieux aller faire le compte de ce qu'on avait en propriété, histoire d'être surs qu'on était encore riches. Après s'en être effectivement rendus compte, et s'être auto congratulés, le chemin est donc fait en sens inverse à la recherche du petit Du Niffelheim de Guermantes Maltese. C'est quelque part du côté de Blois qu'ils le retrouveront. Dans sa grande naïveté, le petit avait suivi un groupe qui lui promettait de le ramener à sa maman. Sauf que maman était à l'opposé. Enfin bref, un jour de mars, alors que les petits oiseaux chantent, que le groupe est mort de fatigue et que tout le monde a hâte d'en finir avec cette quête, ils retrouvent le petit Mique, en pleine forme, prétentieux et adorable comme sa maman l'aime, et ils reprennent la route tous ensemble pour d'autres aventures. Sahagun, le filleul débile (bourguignon, ça explique) et boutonneux d'Adèle a rejoint la troupe. Il est ignoble à regarder et inégalable pour raconter des blagues qui ne font se rouler par terre de rire que lui seul. Il sera utile pour garder un oeil sur le petit Mique les jours où sa mère est très occupée à faire la cuisine ou à prendre une cuite ici ou là. C'est toujours ça de pris.

Soirée des 3 ans des RR