Cronos

De Wiki de l'histoire HRP des RR.
Portrait
Cronos
1m80, heaume et armure noir dissimulant son corps
Lieu de naissance RP Normandie

Lieu de résidence RP Avranches et Vicomté d'Yvetot
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Religion Aristotélicien

Fonction Vicomte d'Yvetot, Pair de France

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1401 1457
Armes


Cronos dict le Noir, Vicomte d'Yvetot et Pair de France, surnommé en Normandie "L'Amiral". Réputé homme froid et terrible combattant, l'on raconte de cet homme que si son nom est connu, nul être encore vivant en ce monde n'a vu son visage.

On le dépeint souvent comme un homme sans pitié, froid et calculateur. Il possédait une haute idée de la Justice qu'il croyait incarner. Sa dévotion à la Normandie et au Roy, presque aveugle, a fait de lui un meneur d'hommes ne reculant devant aucun moyens, fut-il immoral, pour défendre la couronne de France.



Sommaire

La Normandie naissante, les débuts de Cronos :

C'est dans une situation extrêmement tendue que Cronos a commencé à faire parler de lui en Normandie. Rappelons nous qu'à cette époque, la Normandie était depuis peu séparée de l'Artois. Nous sommes au moment de la prise de Dieppe par les forces artésiennes commandées par le rusé Charles Maurice de Talleyrand (CMdT). Phooka, leader du peuple normand, vivait dans cette ville à la situation explosive.

A cette époque, Avranches faisait peu parler d'elle. Son activité économique était en plein essor et sa proximité avec la frontière bretonne n'amenait que peu voire pas de problèmes. Toute l'attention du duché et presque du Royaume dans son entier était portée sur la frontière normando-artésienne. A l'opposé géographique, Avranches avait toute latitude pour se développer. La ville comptait déjà nombre de personnalité éminente du duché. Citons par exemple le brave Hubert, un des futur fondateur de l'armée normande et haut gradé de la Licorne, Thamior un des proches compagnons de Phooka ou encore la sulfureuse Enox0 qui aura marqué la ville de son empreinte municipale tout autant que le duché et le royaume par son tempérament de feu lorsqu'elle fut duchesse.

Ce fut cette dernière qui mit le pied à l'étrier de celui qui n'était pas encore le Vicomte Noir. Cronos, observant assez vite que la culture du blé dont il vivait à l'époque, se développait de façon anarchique, décida d'adhérer à la puissante (à l'époque) Guilde du Blé. Fort de ce nouveau statut, il organisa débats et évènements afin de réguler au mieux la production de blé de la ville. Le succès fut au rendez-vous et le conseil municipal manifesta alors un très vif intérêt pour l'homme qui cachait son visage sous un capuchon noir. Enox le convint rapidement d'entrer au conseil municipal en tant que conseiller aux paysans puis aux artisans. Entre-temps, la Guilde du Blé manifesta aussi sa satisfaction devant le travail accompli par Cronos et le nomma représentant du duché normand pour la Guilde. Il y croisa de futures personnalités du royaume comme Shanamir ou le très breton De Tolosa (comme son nom ne l’indique pas). A croire que la Guilde du Blé était une pépinière de jeunes talents.

Dans le duché normand, la situation se dégrada assez vite. La joyeuse bande de Phooka avait déclenché le courroux de l'Artois lors des Négociations de Bertincourt. La délégation normande qui y fut envoyée pour négocier avec l'Artois prit la ville par la force dans la nuit et Thamior en devint le maire. Cet évènement avait beaucoup marqué et amusé Cronos qui le jugeait provicateur et subtil. Le vieux comté ne tarda pas à répliquer en reprenant sa cité et en tentant de pousser la contre-attaque jusque sur les terres normandes. C'était sans compter sur la valeur du peuple normand qui était à l'époque (sans doute plus que maintenant il faut l'admettre), de vrais foudre de guerre.

La haine pour le peuple artésien n'acquit dans le cœur de Cronos comme dans celui de chaque normand. Un soir, CMdT et son vil compère Raoul d'Andresy se faufilèrent dans la place forte de Rouen. Avec la complicité de deux conseillers, le traitre Jarod et sa compagne Spirit, le duo artésien s'empara du château et assassina Phooka. Le leader de Normandie était mort. Lorsque la colère prit le pas sur la tristesse, les normands prirent les armes. Cronos parti ainsi pour sa première bataille au côté des troupes avranchines menées par Hubert. Finalement, la victoire sera pour les normands avec l'aide des troupes royales. Mais dans son élan, le Roy attribua à la Normandie le statut de Domaine Royal. L'incompréhension gagna le peuple normand qui venait d'obtenir la liberté pour la perdre aussitôt, se rappelant ainsi que le Royaume n'avait qu'un seul maître qui pouvait faire ce qui lui chantait sur ses terres.

La chose était assez étonnante quand on sait ce qu'il adviendra de Cronos dans les années à venir mais à l'époque, comme tous les autres normands, l'encapuchonné d'Avranches ressentait un profond dégoût envers le pouvoir royal.



La Normandie Phookaïste, tremplin du Vicomte Noir :

Le règne d'Helric, naissance du Phookaïsme

Il faut bien comprendre que l'assassinat de Phooka a causé, pour les normands, un choc violent qui eu des effets bien au-delà de la violente reprise du château normand. Le leader normand mort, un de ces compères, le très efficace Thamior, fut nommé pour prendre la tête du duché. Il mourut quelques jours plus tard d'empoisonnement. Une enquête fut ouverte pour découvrir le coupable mais rien n'en ressorti.

Des élections anticipées furent proclamées et la liste Mangeons des Pommes (fruit sacré s'il en est pour les normands) en sorti vainqueur. La liste MDP, menée par l'étrange nain en tutu rose Helric, était massivement formée par les compères de Phooka. Elle avait docn une côte de popularité énorme. Helric fut logiquement sacré Duc. Ce fut une période fastueuse où le calva coulait à flot dans toutes les tavernes normandes. Cronos en profita pour étendre un peu plus l'influence de la Guilde du Blé sur l'ensemble des marchés normands. Son nom commençait donc à être connu ainsi que sa voix qu'il faisait régulièrement entendre sur la gargote. Il est aussi probable que son étrange accoutrement, sobre et mystérieux ainsi qu'il l'avait toujours voulu, faisait qu'il restait dans les mémoires. Toujours était-il que les rapports entre le très actif Cronos et le conseil normand étaient au beau fixe.

Comme les amis de Phooka étaient au pouvoir, il paraissait logique de trouver un moyen d'honorer au mieux la mémoire du normand le plus populaire de tous les temps. Ainsi donc le Procureur Morthya dont le levé de coude était prodigieux, décida que dans sa taverne de Dieppe l'on honorerait Phooka en tentant d'atteindre la boulasse chaque jour. Le principe était des plus simple et convivial et tout Dieppe, puis la Normandie entière, répondit présent. Avec le recul, on ne peut que sourire devant cette tradition qui émanait d'un tavernier toujours désireux de remplir un peu plus sa bourse. Toutes les grandes histoires n'ont pas une origine glorieuse. L'alcoolisation à outrance est depuis un trait fort de la culture normande.

Cette tradition fut vite nommée Phookaïsme en l'honneur de la personne à la santé de laquelle on trinquait chaque soir. Etrange idée d'ailleurs que de trinquer à la santé d'un mort qui n'en a, par définition, plus besoin mais cela fait partie de l'excentricité normande. Très vite, toutes la liste MDP devint phookaïste ainsi qu'une majorité écrasante de normands. Morthya devint le premier Grand Prêtre Phookaïste. Toujours désireux de plaire à la populace, Cronos s'affirma vite comme sympathisant de la mouvance phookaïste. Il n'aimait en revanche pas dire qu'il était fervent croyant. Il préférait en effet voir dans le fanatisme un outil efficace de contrôle des foules auquel il ne voulait pas se mélanger. Le titre de sympathisant était donc plus approprié ce qui lui permettait de s'attirer la sympathie de la majorité phookaïste tout en gardant une certaine crédibilité auprès d'autres acteurs comme le pouvoir royal (important par la suite).


Le règne de Sieur, première pierre à l'édifice

Aux élections ducales suivantes, aucune liste résolument phookaïste ne se présenta. Toutes l'étaient en réalité un peu tant ce mouvement alcoolo-sprirituel avait eu du succès. La liste Normandie Renaissante (PLNR), mené par Amoulesolo, célèbre membre de la Licorne, intégra Cronos dans la liste sur recommandation de la mairesse d'Avranches Enox0. Conscient du potentiel de l'avranchin par son travail pour la Guilde du Blé en Normandie et son soutien au conseil municipal de sa ville, ses colistiers le placèrent en 4ème position. Il devint ainsi Bailli, bien qu'il ne connaisse rien à l'entretien des mines (qui était à l'époque du ressort du bailli).

Il remplit toutefois sa fonction avec rigueur et participa activement à la vie du Conseil Ducal. Les 4 de la PLNR comme on les appelait (Vince_78, Hubert, Amoulesolo et Cronos) créèrent l'armée normande. Chacun d'eux s'attribua un corps d'armée selon le type d'unité qu'abritait le dit corps. C'est ainsi que Cronos devint Amiral de Normandie en dirigeant le corps de la marine de guerre normande baptisé "Les Loups de Mers". Sur le blanc navire nommé Immaculée il prit sous son aile des normands qui feront parler d'eux comme le délirant Napoléon_IV, le futur baron de Granville Rory ainsi que le futur Duc du Mont St-Michel Alcalnn. Très rapidement, Cronos devint un chef militaire redouté par ses subordonnés et redoutable au combat.

Au terme de son mandat de Bailli, et pour son action en faveur de l'armée nouvellement créée, Cronos reçut le titre de Vicomte de Sée par le duc Sieur de Plantagenêt. Il devint ainsi l'un des tout premiers nobles de France annobli officiellement par l'Hérauderie qui venait d'être créer. Le Vicomte de Sée échangea peut après son fief avec celui d'Yvetot sur ordre de la Hérauderie qui avait commis une erreur d'attribution (Sée étant en Alençon et non en Normandie).

Il devint entretemps Grand Maistre de la Guilde du Blé. Fonction qu'il laissa quelques mois après car il n'avait plus besoin de ce type de tribune pour se faire un nom. Si Cronos aimait sans aucun doute la Normandie, toute autre cause qu'il servait n'était sans doute motivée que par son intérêt propre.


Le règne de Wakuma, croisade et excommunication

Durant les mois qui suivirent, le phookaïsme commença à inquiéter l'Eglise Aristotélicienne (EA) qui percevait cet état d'esprit comme une hérésie. Les normands, plutôt fiers de piquer au vif Rome, continuèrent sur leur lancée. C'est à cette époque qu'on verra par exemple Petgaz partir pour Fougères et y construire une taverne nommée "Le Temple Phookaïste" en y plaçant gérant le bouillant Procureur et inquisiteur breton Jarkov. Ce dernier n'aura de cesse de poursuivre les phookaïstes. Cette opposition entre bretons très pieux et normands irrévérencieux est à l'origine de premières querelles entre les deux provinces.

Le mouvement Phookaïste finit tout de même par s'essoufler, notamment avec la mise à mort sauvage de son Grand Prêtre Morthya par Jarkov sur le sol breton. Cet évènement fait monter Cronos aux créneaux dans une joute verbale restée mythique avec le bouillant Jarkov

En avril 1453, la liste CALVA (Consommons Alcool Liqueur Vins et Amour) réintroduit en Normandie cette ambiance festive proche du phookaïsme sans toutefois nommer le culte comme tel. Menée par Wakuma et comptant dans ses rangs Cronos ainsi que de prestigieux normands comme Aegidius, Rohana ou William Blackney la liste CALVA l'emporte devant la liste Renouveau Normand, beaucoup plus conservatrice et comptant dasn ses rangs des aristotéliciens convaincus. Dans ce conseil, Cronos exerce la tâche difficile de Porte-Parole. L'un d'eux, le cardinal Lescure, est accusé durant le mandat de faire sortir les discussions confidentielles du conseil normand vers l'Ordre Fransiscain auquel il appartenait et probablement même vers Rome. Le conseil décide alors de juger Lescure pour haute trahison, chose théoriquement impossible envers un cardinal pour une cours de justice locale. Durant sa détention, Lescure est assassinée. Ce meurtre restera un mystère.

La réaction de Rome ne se fait toutefois pas attendre. Le conseil dans son entier est excomunnié car reconnu comme étant responsable du meurtre, sans preuves. De plus, une croisade est lancée pour purger le duché de ses hérétiques phookaïstes. La Normandie prend les armes pour se défendre, tentant en même temps d'expliquer qu'il n'y a presque plus de phookaïstes et qu'il ne faut pas les généraliser à tout le peuple normand. Hélas, les armes sont déjà prises et la bataille de Fécamps fait rage. Alors que la totalité de l'armée normande fait face aux croisés à terre, Cronos prend le commandement de sa flotte et contourne le champ de bataille par la mer afin de s'en prendre directement au campement croisé. Les Loups de Mers font montre d'une sauvagerie sans nom et alors que les croisés prenaient l'avantage sur le champ de bataille, derrière eux, leur camp brûlait. La croisade finira donc par s'achever sans pouvoir renverser le conseil normand et les tensions s'apaiseront. Les normands n'oublieront toutefois jamais que nombre de croisés étaient bretons et leurs officiés dirigeants membre du PARS à l'exemple d'Alsbo. La Normandie était en effet le seul vieux duché à n'avoir aucun lien avec ce parti qui dirigeait plus ou moins en sous main le royaume de France de l'époque.

Le Vicomte Noir : homme de guerre, de justice et de diplomatie

Cronos le Noir, l'homme à l'invincible Fléau

Si la croisade a fortement participé à la renommée de Cronos en tant que guerrier et stratège, ses faits d'armes contre les ennemis de la Normandie et du Roy ont bâti sa légende. Désireux de faire tomber l'excommunication qui pèse sur lui, Cronos se résolu à combattre pour des causes que le pouvoir royal considèrait comme juste. C'est ainsi qu'en avril 1454, il participe à la première guerre opposant officiellement la France à la Bretagne. La Normandie est choisie pour mener l'assaut en premier sur Fougères. Seulement il n'existe à l'époque aucun état-major central pour la France. Les forces alliées n'arrivent pas et l'assaut sur Fougères se transforme en débacle pour les normands qui se réfugient à Avranches. L'assaut sur la ville fortifiée normande durera plus d'une semaine, en attendant les renforts artésiens et flamands. Durant ce laps de temps, Cronos se dressa avec le reste l'armée normande devant les hordes bretonnes pourtant plus nombreuses. Finalement, l'ennemi se retire et la réputation du Vicomte Noir est faite en Armorique. Pour le massacre de nombreux bretons, sa tête y est mise à prix.

La réputation de machine à tuer de Cronos était donc désormais bien installée. On le décrit équipé d'une armure noire recouverte d'un long manteau léger et de même couleur. Ces adversaires de tournoi restent régulièrement surpris par sa mobilité malgré cette armure qu'il ne quittait jamais. Il en va de même pour son heaume noir, à pointes, qui dissimulait constamment son visage. Sa voix qui en ressortait était automatiquement déformée par un léger écho métallique. Comme arme, le Vicomte s'équipait généralement d'un fléau garni de pointes qu'il abattait sur ses adversaires avec violence. Son écu, noir de même, était lui aussi pourvu de pointes si bien qu'il s'en servait aussi comme arme en plus d'une protection relativement sûre. Au combat, l'apparence du Vicomte Noir était terrible et les adversaires en proie au doute. Son apparence était travaillée pour instaurer la peur. Cronos était en effet convaincu qu'un adversaire faible moralement serait facile à vaincre. La gloire n'avait aucun intérêt durant une bataille, seule la victoire comptait. Les moments de glorioles étaient pour les tournois où le vicomte pestait régulièrement car l'emploi de son arme favorite lui était évidemment interdite, jugée trop dangereuse.

Une autre des batailles à inclure dans les faits d'arme de Cronos est la Bataille d'Angers du 12 mars 1455. Durant la seconde guerre de Bretagne, les troupes française assiégèrent la capitale angevine sous le commandement du Connétable de France Vinkolat. Récemment nommé Capitaine Royal pour les marches de l'Est, Cronos amène à la guerre les fiers Loups de Champagne. Il aurait préféré une meute de nomands sanguinaire mais Sa Majesté en avait décidé autrement. Toujours est-il que grâce à sa réputation, il n'avait pas eu trop de mal à se faire entendre des champenois. Son implication dans la bataille d'Angers fut déterminante. A lui seule, il se fraya un chemin par la brèche ouverte dans les murailles et fit prisonnier Myrlin le Dagsit, breton au verbe haut mais à la vue basse. Le bougre, bien qu'aveugle, était fortement protégé. Le Fléau du Vicomte Noir repoussa tous les défenseurs et Cronos sorti de la ville avec le dirigeant breton en guise d'otage. C'est à cette occasion que le breton devint boiteux, ayant désiré se battre alors que Cronos lui avait demandé de se soumettre.

La ville tomba quelques heures après. Suivant les ordres, le Vicomte Noir amena son prisonnier au campement des Loups de Champagne à Laval. Hélas, alors que l'armée se préparait à se remettre en marche pour entrer en Bretagne, une bande de bretons tomba sur le campement pour délivrer le Dagsit. Les champenois, pris au dépourvu, durent battre en retraite. Fidèle à sa réputation, Cronos retint autant de bretons qu'il put. Sa résistance fut héroique mais, blessé au molet, il fut fait prisonnier. Emmené au château de Rennes puis engeôlé, il parvint à s'évader grâce au soutien de son épouse Meghann de Frontenac et à une erreur de la garde. Ces derniers lui avait laissé son heaume, n'osant le retirer. Il n'eut qu'à tué avec le geôlier qui lui apporta son repas, se libérer avec ses clés et sortir rejoindre son épouse, assuré que personne ne le reconnaitrait puisque personne n'avait jamais vu son visage.

Cet acte héroïque lui valut les louanges du peuple normand. Quelques mois après, il fut nommé Pair de Fance le 4 juin 1455. La Pairie comptait à l'époque bien peu d'hommes issus spécifiquement de la guerre, l'arrivée du Vicomte Noir apparaissait donc à l'assemblée comme un apport intéressant. Il était de plus le premier Pair de France normand. S'en suivit une nomination au poste de Connétable de France, en octobre 1455. Son mandat très court (à peine 3 mois) fut marqué par la prise de Laval par une compagnie franche angevino-bretonne. Incapable de faire reprendre la ville par des armées locales faible en effectif, la crise traîna jusqu'à l'arrivée de troupes normandes. Excédé par la faiblesse de l'armée du Domaine Royal, Cronos démissionna en décembre de la même année.

La Justice du Noir : épilogue d'une vie

Lassé de l'inefficacité de l'armée royale mais satisfait de ce qu'était devenue l'armée Normande, Cronos se préoccupa de moins en moins de stratégie militaire. Son avis sur la question martiale était toutefois régulièrement sollicité à la Pairie.

Il profita de ce temps dégagé pour creuser un peu plus du côté du droit. Participant à plusieurs élections ducales, il occupa tour à tour et plusieus fois les postes de juge et procureur. Sous son influence, le tribunal normand devint une arme de dissuasion redoutable pour les brigands normands ou étrangers. Il passa aussi de longue heure en place publique à tenter de faire respecter la parole royale à des normands toujours aussi rebelles et bouillants. Il les aimait ainsi mais le devoir commandait encore.

Puis vint le temps du retour à la guerre. La Bretagne et l'Anjou, une nouvelle fois, se soulevèrent. La Normandie ayant toujours besoin du Noir pour combattre, il prit le commandement du 3ème corps de la Bande de Normandie. Malgré ses qualités reconnues et la ferveur de ses hommes, l'armée fut peu employée au combat, si ce n'est pour des tâches défensives notamment à Avranche, le bastion du Noir. Une fois de plus la guerre s'éternisa et l'on finit par en venir à tenter la voix diplomatique. Sur la demande du nouveau GMF Armoria, il accepta de faire partie de la délégation française qui néogicerait la paix au Mont Saint-Michel.

Lassé par des discussions stériles, Cronos et Myrlin le Dagsit proposèrent tout deux un texte qui a ensuite donné naissance au Traité du Mont St-Michel. Le breton Myrlin et lui tombèrent régulièrement d'accord sur différents, même si leurs motivations n'étaient pas les mêmes. Après de nombreuses heures de discussion, et avec le soutien d'Armoria, Cronos parvint à faire accepter à la Pairie l'idée du Traité qui proclamait notamment l'indépendance et la reconnaissance d'un Grand-Duché de Bretagne. Le traité fut finalement ratifié ce qui fera dire au Noir qu'il laisse enfin au Royaume son plus bel héritage. Aux lecteurs qui s'étonneront qu'un tel opposant aux bretons, qui leur à maintes reprises les à affronter par les armes, trouve si facilement arrangement avec l'ennemi, il faut leur expliquer la motivation profonde du Vicomte Noir.

Particularités

  • Cronos n'a toujours porté que du noir à la rare exception de son manteau de Pair de France et de sa tenue de mariage.
  • Cronos n'a jamais montré son visage, dissimulé sous un capuchon au début de sa vie puis sous son heaume à pointes qu'il nommait "l'Eternel". Plusieurs rumeurs ont couru sur cette étrange pratique :
    • Il était d'une laideur repoussante
    • Une maladie avait déformé son visage
    • Il portait des cicatrices monstrueuses
    • Il n'avait pas de visage (histoire pour faire peur aux petits enfants bretons)
  • Cronos n'a jamais perdu un procès. Sa folie pour la terrine de héron, alors que l'oiseau est protégé en Normandie, lui a pourtant valu plus d'un détour par le tribunal.
  • Cronos n'a perdu qu'un seul est unique combat lors d'une bataille mais il n'avait pas l'avantage du nombre.
  • Cronos s'est toujours battu avec le même fléau d'arme. Seul des règles particulières de tournoi le forçait à changer d'arme.
  • Cronos n'a jamais déclaré avoir aimer quelqu'un.
  • Pendant les conflits entre la Normandie et la Bretagne, on racontait aux jeunes bretons que Cronos viendrait les manger s'ils n'étaient pas sages.


Rumeurs

  • Cronos aurait été interpellé plusieurs fois par l'étrange Maître des Poires Raymond Barre et son collègue Captain Poire pour qu'il cesse de refuser la voix de la Poire qui s'offrait à lui; Etrange ...
  • Cronos serait un admirateur secret du Beau Cardinal et de ses épiclèses. Il y figure d'ailleurs au titre de Vorace.
  • Cronos serait aussi un admirateur secret du bouillant Jarkov et du très laid Myrlin le Dagsit malgré l'opposition qu'ils affichaient.
  • Cronos aurait appartenu à une organisation secrète regroupant des opposants à la Pairie et baptisée "Le Consulat du Chaos" avant de devenir lui-même Pair de France.
  • Cronos serait l'unique détenteur de la recette de Terrine de Héron, qu'il aurait emporté dans sa tombe.
  • Les plaques de l'armure de Cronos serait agencées d'étrange façon de manière à lui donner une mobilité hors pair mais une résistance moindre. L'armure est exposé dans le hall du château de Rouen

Citations

  • De Cronos lui-même

- A ceux qui pensent que la violence de résout rien, je leur répondrais qu'ils n'ont pas frappé assez fort -

  • De Cronos sur la place publique normande

- Disons, jeune Léandre, qu'avoir élu Yeuxbleu à la tête de l'Artois reviendrait, pour nous autres normands, à élire Néotis Duc de Normandie à ceci près qu'il n'est pas excommunié. Bref, en un mot comme en cent, il vaut mieux avoir un héron comme Duc. Lui au moins ne peut dire pas dire autant d'âneries. -

  • De Blacas, soldat breton à Denab, seul tombeur de Cronos lors d'une bataille

- Tu te souviens du jour où tu m'as sauvé la vie ? L'armée bretonne face au normand, un monstre en armure noire, armée d'un bouclier couvert de pointe, maniant un gigantesque fléau d'arme qui massacrait du Breton, écrasant les crânes : Cronos ! Alors que nous étions trois à tenter de le contenir, tu as foncé dans le tas frappant sur la chaine et brisant l'arme de Cronos. Je serais mort à l' heure actuelle si tu ne lui avais pas planté la dague dans le mollet et fait prisonnier. -

  • De Stefanovkalachnikov, normand, après le décès de Cronos

- A l’Amiral, à son heaume et à la Normandie !! -

  • D'Alcalnn Blackney, Duc du Mont St-Michel à Cronoss, les dernières paroles

- J'espère que vous aurez toujours un oeil sur moi et que lors de la bataille vous guiderez mon bras comme vous avez jadis guidé ma voie. -

  • De Burguerqueen, poète, lors d'une tournée en taverne

- Tournée générale ! En l'honneur du Vicomte d'Yvetot ! Que grâce lui soit rendu pour tous ses efforts pour notre noble patrie ! Et en témoignage de notre reconnaissance ! -

  • Dialogue entre Ranulf, normand, Et Cronos

Ranul : "Et bien, j'en ai vu un, de dragon, moi ! Ignoble, horrible, et crachant son souffle vaporeux ! Sa gueule était constellée de membrane fine qui battaient dans l'air, comme cherchant une proie ! " Cronos : "Cela ne se peut sieur Ranulf. Je reconnais bien là cette vieille raclure de Myrlin le Dagsit à vostre description mais l'aveugle boiteux ne sort plus de Bretagne depuis longtemps. A moins que vous ne l'ayez croisé là-bas et que son aspect vous est profondément choqué ce que je comprendrais."

Soirée des 3 ans des RR