Dalmont

De Wiki de l'histoire HRP des RR.

Dalmont Montsegur est né à Puigcerdà dans le Comté de Barcelone, devenu par la suite la Principauté de Catalogne. Son père était Ramon de Besalu (1401-1445), un descendant bâtard du Seigneur de Besalu, et sa mère, descendante de quelques cathares occitans, se nommait Maria Amic (1413-1440).

Sommaire

Prologue

Il est des jours, où le mystère du but de notre vie nous est étranger. On regarde autour de soi, derrière soi, devant soi et on ne voit rien que le néant d’une vie sans intérêt.

Il est des jours, où l’on trouve peu d’intérêt dans l’utilité et beaucoup d’intérêt dans l’inutilité d’une vie sans attrait.

La mienne n’est pas forcément intéressante mais elle reflète ma façon d’être… de voir les choses… de les vivre… Certains se souviendront de moi en bien, d’autres en mal mais au final moi seul aurais trouvé mon véritable plaisir ou déplaisir.

La jeunesse

Je suis un roturier descendant de cathares. Je suis né dans les Pyrénées dans le petit village de Montsegur d'une mère sans nom et d'un père sans visage.

Ma jeunesse m'échappe, garçon de ferme auprès d'un vieux couple près de la cité de Perpinya... Possible... Sûrement...

Un petit bagage intellectuel, quelques enseignements glanés dans l'université de Barcelona et à l'université de la sorbonne au gré de mes voyages, l'indigent, que j'étais, prenait une plume et un parchemin noir d'écritures pour noter les petites choses qui pouvaient l'intéresser.

Devenu vagabond en quittant le couple de mes tuteurs pour, comme je disais, "connaître le monde et rechercher le savoir", je me rendis à Basel en 1454 (après mon séjour à Paris et Barcelona) où je rencontrais un jeune homme du nom de Johannes Amerbach alors âgé de 14 ans. Je conseillais à ce jeune fou de suivre ses envies. Johannes souhaitait devenir l'un des premiers grands utilisateurs de la nouvelle machine de Gütenberg dont un certain Berthold Ruppel lui avait parlé... L'histoire ne nous dit pas s'il a réussi.

Par la suite, je passais quelques temps en galante compagnie, une femme du nom de Wilhelmine Froben.

Après avoir quitté Basel en 1454 en arrachant mon coeur de l'image de cette femme, je me dirigeais vers Grandson, le 7 Juin 1455 à 21 ans, qui semblait faire briller l'éclat d'une nouvelle chance. Les françois avaient repris la cité à d'obscurs germains qui murèrent la ville du Lac de Neuchâtel durant des années.

L'Helvètie Ducale

Grandson... Il est sûr que celui qui veut vivre une aventure extraordinaire ne trouvera pas son bonheur au sein des murs de cette ville. Mais c’est un havre de paix où les chamailleries politiques et les complots sordides ne prennent pas naissance... Enfin, ne prenaient pas naissance en ce temps là.. Avant que les lames des bocans et leurs armures ne se souillent de sang ennemi et personnel.

Je fus guidé dans mes premiers pas en tant que bocan par mes chers parents adoptifs Bubu et Morgann… gentil couple éternellement soudé et jovial. Ils m'ont appris beaucoup de choses qui me restaient encore bien étrangère. La loyauté envers une patrie, le don de soi, le sourire facultatif qui berce l'âme d'autrui, ou encore les aléas d'un marché moribond et les moyens de s'en sortir, les choses qu'on ne vous apprend pas sur les chemins et dans les universités. C'est d'ailleurs en ce temps là que j'acceptais volontier comme marraine la senyora Nane.. Grande humaniste au coeur d'or. Elle me permit de prendre goût à la politique et à ses jeux.

Une tête pleine de rêves, je me lançais dans le grand champ de bataille des municipales. Je perdis au deuxième tour contre Angel, une sœur chère à mon cœur. Le seul réel bienfait, que cette expérience m’apporta, était de me faire comprendre que la vie est cruelle et que l’amitié même précieuse ne vaut rien en finalité.

Quelques mois après, je proposais en gargote un projet de réforme des institutions helvètes à la base... "Confédération, j'écris ton nom!". Il ne rencontra pas un réel enthousiasme mais je fus contacté par de nombreuses personnes. Certaines me proposèrent de rejoindre des listes pour les élections confédérales… Je pris ces propositions comme des chances susceptibles de faire avancer les choses dans un Etat appauvri en idées. Cruelle désillusion le jour des élections, je n'avais pas participé activement à la formation du programme et mon intérêt pour celui-ci était loin d’être solide, et, en contrepartie, je me retrouvais à une place du conseil confédéral.

Deux jours plus tard, un problème lors de la nomination du chancelier me donna le plaisir de rejoindre un conseil où je croyais pouvoir faire de grandes choses. Lors de mon mandat de Procureur confédéral, je reçus une vive opposition de tous côtés pour chacun des choix que je pouvais faire. Les lois helvètes me semblaient loin d’être parfaites et cela me posait de nombreux problèmes auprès des conseillers ayant pu travailler dessus par le passé que je vexais constamment.

Plusieurs chocs et dépressions plus tard, mon ancienne terre s’ouvrait à moi… La Catalogne... La prise de Solothurn, les réprimandes de lady Passion, le manque de courage de Blanche me décidèrent à quitter précipitamment cette terre de malheur. Et, ainsi, quelques semaines plus tard, je me retrouvais à Vic le regard contre les pyrénnées.

Je reçus une lettre rapidement après mon installation. Cette missive était en provenance del Senyor Cromwell… Cet homme me disait comprendre mon dégoût, qu’il était près à m’accueillir au sein de son groupe d’averroïstes révoltés… Comment pouvais-je accepter la proposition d’un homme qui faisait parti de ceux qui avait ruiné mes espoirs? Jamais je ne pourrai faire cela… Monstre! Tu viens me torturer même dans mon exil. Mais cet homme avait ouvert une porte de mon esprit que je n’avais encore jamais envisagé… rejoindre un groupe luttant pour des idéaux…

"Helvètie Ducale, ton souvenir persiste"

Le Trouble

J’envoyais dans l’heure un courrier à destination d’une personne qui fût des plus charmantes. Et peu de temps après sa réponse, je partais en direction des pyrénnées belles et monstrueuses montagnes qui se devaient de rester à jamais en mon cœur. Je ne pus faire mes preuves mais les Loups m'accueillirent. Les gens étaient charmants et l’ambiance bon enfant. La rage au cœur, je devins Canis pour la postérité ou l’oubli.

Au début du mois de Novembre 1455, je posais de nouveau mes chausses sur les terres du Royaume de France et arrivais dans la ville hôte du Roitelet Levan III le parricide... Narbonne. Mes pyrénnées me suivaient et ne me quitteront plus...

Soirée des 3 ans des RR