Luhpo de Lionne

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Luhpo de Lionne
Luhpo.png
Lieu de naissance: Rome, Italie
Date de naissance: 9 septembre 1436
Résidence: Dieppe, La Barre
Confession: Aristotélicien
Titre(s): Seigneur de la Barre


Luhpo de Lionne est un seigneur Normand né en Italie le 9 septembre 1436 à Rome, sous le nom de Luhpo di Leone.

Il est vassal d'Alcalnn Blackney et appartient à la Mesnie du Mont-Saint Michel.

Luhpo apparaît à Dieppe le 14 mars 2009.


Sommaire

La jeunesse

Luhpo de Lionne naquit le 9 septembre de l'an de grâce 1436, de Luca di Leone et Cristina Aquila.

Son père, originaire de Campanie et d'ascendance normande, était spadassin dans les armées papales. Il mourut de ses blessures après avoir défié en duel d'honneur un officier Génois qui l'avait insulté. Cristina mourut en couches à la naissance du jeune Luhpo.

Luhpo fut donc élevé par Lorenzo Aquila, le frère débonnaire et alcoolique - mais non moins bienveillant - de Cristina. Celui-ci confia son instruction scolaire à un précepteur et rappela sa nourrice napolitaine pour s'occuper des soucis ménagers.

Son éducation fut pour le moins complète et disparate : élevé aussi bien par son instruction classique que par la fréquentation des faubourgs de Rome, à treize ans le jeune Luhpo savait lire, écrire, compter, parler italien et français, et avait des notions d'anglais, de latin et de castillan. Il savait également se tenir à table, s'adresser aux nobles et se comporter en leur présence, monter à cheval, jouer de la mandole et chanter, tirer à l'arc et nager convenablement, ce qui était plutôt rare. Mais il savait également couper les bourses, se déplacer sur les toits, faire la cour aux damoiselles, tirer à la fronde, échapper à la maréchaussée,jouer au ramponneau et à la soule, faire enrager son précepteur et obtenir n'importe quoi de sa nourrice.

En revanche, il se montrait moins habile en escrime et en algèbre, et le peu de méfiance qu'il montrait envers autrui tenait parfois de la naïveté.

Ainsi, Luhpo passa sa jeunesse à côtoyer autant la bourgeoisie romaine et la petite aristocratie qui passait à la Villa di Leone que les vauriens et les filles faciles des bas-quartiers romains. Mais cette vie d'insouciance ne devait pas durer...

Un départ précipité

Par un après-midi d'hiver, Luhpo fut surpris par il capitano de la maréchaussée en compagnie de la femme de celui-ci. Alors qu'il s'esquivait en franchissant d'un bond la fenêtre restée ouverte, le jeune Italien entendit derrière lui l'officier fou de rage vociférer et jurer sa mort.

Or, il n'en était pas à sa première "rencontre" avec les autorités, et désormais Luhpo n'était plus simplement mal vu par la maréchaussée, mais son capitaine lui en voulait personnellement. C'est ce jour-là qu'il décida de quitter Rome, lui qui rêvait de voyages depuis son enfance.

Après une course-poursuite avec la garde à travers la ville, du Trastevere à la colline de l'Esquilin, Luhpo arriva le souffle court à la Villa di Leone. Il expliqua, haletant, la situation à son oncle tant bien que mal. Celui-ci, d'ordinaire tranquille et réfléchi, réagit en un quart de tour. Il ordonna qu'on harnache deux chevaux sur le champ, ramassa quelques affaires en vitesse, passa une cape sur les épaules de son neveu et fonça vers les écuries.

Les deux hommes chevauchèrent jusqu'à Ostie, et s'installèrent pour le soir dans une gargote du port. Luhpo était étrangement très calme et ne pipait mot, lui d'ordinaire loquace et enthousiaste. En réalité, il ressentait un sentiment angoissant dans lequel se mêlaient honte, appréhension et joie de partir. Il resta toute la soirée assis à une table de la salle commune, coi, les yeux dans le vague, un léger sourire aux lèvres. De son côté, l'oncle Lorenzo buvait et discutait avec le tenancier et des marins aux allures patibulaires. Vers le milieu de la nuit, il alla chercher son neveu et le présenta à un marchand qui commerçait dans tous les ports de la Méditerranée et de l'Atlantique jusqu'aux Flandres. Lorenzo lui remit une besace de cuir et au petit matin, le jeune italien embarquait à la fois comme passager et matelot sur la Fortunata, les dernière recommandations de son oncle en tête :

- Ce que je te confie là est très précieux. Conserve-les bien soigneusement, et consulte ces documents quand tu en auras le temps. Tu sauras alors où aller...

Il écuma ainsi les ports d'Italie, d'Espagne, du Portugal et de France, découvrant les beautés et les dangers de Pise, Gènes, Marseille, Narbonne, Barcelone, Valence, Cadix, Lisbonne, Porto, La Corogne, Santander, Bayonne, La Rochelle, Vannes, Brest, Bayeux, et enfin Dieppe, où il débarqua, aiguillé par les documents de Lorenzo.

Généalogie des Lionne

Armes de Jean de Lionne "De sable semé de quintefeuilles d'argent au chef cousu de gueule un léopard du meuble."

Les documents remis à Luhpo par son oncle contenaient des informations sur la famille et l'ascendance de Luhpo. Celui-ci, qui ne s'était que peu préoccupé de son histoire familiale, découvrit avec exactitude ses origines normandes. En effet, la besace contenait des informations précises sur l'origine de la famille di Leone, ainsi qu'un arbre généalogique suffisamment complet, dont en voici les figures marquantes :

Jean de Lionne, baron de Granville (1015-1063) Noble normand, vassal de Guillaume de Normandie. Sans fortune, il légua peu à ses héritiers, et finit ses jours dans son petit château à moitié en ruine.

Odon de Granville (1040-1084) Fils aîné et héritier de Jean, Odon participa à la bataille de Hastings, et ayant plus d'ambition que celle de récupérer le fief de son père, il partit pour la Campanie, au sud de l'Italie, pour s'y installer. En raison du lion présent sur son écu, les habitants le nommèrent "il signore di leone", et sa descendance ne conserva que le nom de di Leone, ce qui ironie du sort, était très proche de son vrai nom, "de Lionne". Son baronnage n'étant pas reconnu en Italie, sa famille ne daigna pas le conserver, se contentant du statut de gentiluomo.

Louis de Lionne (1043-1101) Frère cadet d'Odon, il n'hérita pas du titre de baron, et récupéra le fief que son frère lui abandonna volontiers. Cependant, il perdit celui-ci en 1068 après l'avoir mis en jeu dans un tournoi où il fut vaincu. Il partit vers les Flandres et s'y installa.

Lord Olivier Boswell de Lionne (1044-1105) Troisième fils de Jean, il accompagna son aîné en Angleterre et s'y installa avant d'épouser l'héritière d'un puissant clan écossais.

Giacomo di Leone (1371-1444) Dans l'impossibilité d'entretenir son château de Campanie, il vendit celui-ci et s'installa avec sa famille à la Villa di Leone à Rome.

Gianni di Leone (1371-1445) Frère jumeau de Giacomo, mais le second des deux, il partit faire fortune en Afrique du Nord.


Ainsi, Luhpo est le descendant direct de Jean de Lionne, Odon de Granville et Giacomo di Leone. Il est le porteur actuel des armes familiales.

La Normandie

Naissance IG

Le 14 mars 1457, le jeune italien, déboussolé mais forgé par des semaines de mer, débarqua plein d'espoir dans au port de Dieppe. En haillons, avec seulement quelques écus en poche, il tâcha de trouver un endroit où passer la nuit. Après quelques jours passés dans une auberge, vivant du produit de sa pêche, il se rendit au bureau du cadastre de la ville où on lui vendit pour une bouchée de pain une parcelle de terrain au Nord-Ouest de la ville, proche de la plage.

Les heureuses rencontres qu'il fit lui permirent de s'intégrer très vite parmi la population Dieppoise, malgré son accent et son français hésitant. Parmi ces rencontres demeurent au rang de ses amis les plus proches Mabelle et le tribun Pittbull89. Ainsi, Luhpo participe à l'édification de l'Hospitalerie du Hérisson, initiée par Camisard de Montbazon-Navailles, qui deviendra le centre médical le plus renommé du Duché. De même, l'aide qu'il apporta à la préparation des nombreux banquets populaires donnés à la Chope Joyeuse était appréciable, et au bout de quelques semaines, "l'Italo-Normand" était totalement intégré.

Luhpo rejoignit également l'équipe de soule de Dieppe le 13 avril 1457. Elle venait alors d'être fondée par Acis, ancien joueur Franc-Comtois, et Camisard, toujours aussi impliqué dans la vie dieppoise. Luhpo travailla d'arrache-pied à la restauration du terrain de soule qui s'affaissait, car situé sur la plage ; il dessina également les nouveaux maillots de l'équipe, qui portait désormais le nom de Corsaires Dieppois. Plus tard, Luhpo deviendra capitaine par intérim des Corsaires, après le départ des fondateurs de l'équipe, mais sans grand succès.

Il fut quelques temps après sélectionné parmi une trentaine de joueurs normands pour participer au cinquième Grand Festival de la Couronne avec l'équipe de soule ducale des Léopards Normands. Malheureusement, ils furent éliminés en demi-finale du championnat, vaincus par l'équipe d'Orléans.

Parallèlement, Luhpo s'engagea dans la Garde Normande de Dieppe dont il rejoignit les rangs le 29 avril 1457. Il en fut l'intendant à quelques reprises, chargé de mandats de délivrance de nourriture après de courtes mobilisations.

Le seul manque que Luhpo ressentit alors fur d'ordre spirituel : l'oncle Lorenzo étant bien plus porté sur le bon vin italien que sur la religion, il n'avait jamais daigné apporter une instruction religieuse à son neveu. La piété des Normands - malgré la présence en leur Duché d'un courant paillard et festif nommé le calvanisme - le surprit, et il décida de recevoir le sacrement du Baptême aristotélicien. Il entama sa pastorale avec Jenjitai, alors diaconesse de Dieppe. Celle-ci le baptisa le 30 avril en l'église Saint-Jacques de Dieppe, le lendemain de son engagement dans la Garde Normande.

Les premiers voyages

Intrigué par les documents de Lorenzo (outre l'arbre généalogique, ils contenaient une description du domaine de Granville, une courte biographie de Jean de Lionne, une représentation des armes familiales, et quelques documents administratifs glanés aux cours des ans, relatifs à la famille), Luhpo se rendit à Paris pour la première fois afin de rencontrer les Hérauts d'armes de France. Il put y faire enregistrer ses armes familiales, et avec l'aide de généalogistes, découvrit l'existence d'autres descendants vivants de Jean de Lionne, en particulier un descendant des Boswell et le petit-fils de Gianni di Leone "l'Africain". Il les contacta et leur donna rendez-vous à Bourges, en Berry, afin de les rencontrer. Malheureusement, les deux hommes périrent dans une embuscade de brigands, à quelques lieues seulement de Bourges. Luhpo revint alors vers la Normandie, le cœur à la fois triste de n'avoir jamais connu ses cousins, et heureux de rentrer à Dieppe.

Au service des Blackney

Au cours du mois d'octobre 1457, les relations entre la Normandie et l'Artois, comté voisin, étaient relativement tendues. Luhpo fut alors mobilisé et intégra avec les autres Gardes Normands le Second Corps de la Bande de Normandie, commandé alors par le baron Attalus de Creully, employé à la défense de la frontière normande. Au cours d'une montre organisée par suzerain d'Attalus, Alcalnn Blackney, Duc de Mortain, que celui-ci remarqua le jeune Garde et lui proposa d'entrer à son service en devenant son écuyer. Luhpo vit là l'occasion de retrouver une conduite et une situation digne de son lignage, alors qu'il considérait Alcalnn comme la personne idéale pour le former sur le plan militaire. C'est plein d'enthousiasme qu'il accepta et se retrouva au Mont Saint-Michel, en compagnie de son compagnon Pittbull89, lui aussi choisi par les Blackney.

Campagnes militaires

Helvétie : La Croisade contre le Lion de Juda

[En construction]

Provence : A l'assaut du Marquisat

[En construction]

Soirée des 3 ans des RR