Pardalis

De Wiki de l'histoire HRP des RR.


Pardalis, Vicomte de Vilette et Seigneur de Viry, fut maire de Bourg en Savoie, il occupa de nombreuses fonctions ducales en Savoie, ainsi que le poste de Bailli en Bourgogne.

Sommaire

AVERTISSEMENT AU LECTEUR DE L'ARTICLE

Comme la plupart des nobles de son époque, il écrivit ses Mémoires, en 1200 tomes, aujourd'hui perdus (ce qui n'est pas un mal !), dont il nous reste une sorte de résumé-préface, sans doute dicté par ce seigneur à son secrétaire. C'est ce texte que nous retranscrivons ci-dessous ; nous avertissons le lecteur qu'étant écrit par l'intéressé lui-même, son contenu n'est pas objectif. Attention : le découpage est notre oeuvre et ne se trouvait pas dans le texte original.

Les débuts

Né en Grèce des derniers descendants des anciens croisés et jeté sur les chemins par une succession de malheurs, j'arrivai à Bourg, en Savoie, le 1er avril 1454. La chance me sourirait-elle enfin ? Ce fut le cas : Guerlan m'embaucha dès mon arrivée et le maire d'alors, Craven, m'accorda un mandat pour aller troquer des biens dans la ville de Mâcon. J'y fis la connaissance de la belle Deamon, alors mairesse de cette commune. Peu après mon retour à Bourg, j'achetai un champ de blé. Avec l'argent de ma première récolte, je me fis construire une barque, pour aller pêcher à Mâcon. Parallèlement, j'effectuai mes premiers pas en politique. Les maires successifs de Bourg firent de moi leur conseiller économique.

Un mois se passa, pendant lequel je fis la connaissance d'Allysonn, qui occupa très vite la place d'élue de mon cœur. Peu après, j'ouvris une échoppe de boucher et décidai de produire la viande la moins chère des RR. Tout semblait désormais me réussir. Et pour confirmer cela, je devins maire de Bourg le 1er septembre 1454, mandat heureux qui prit fin le 30 septembre : j'avais fait en sorte que les prix baissent, afin que les vagabonds et les paysans puissent gagner plus rapidement en compétence.

Note de l'historien : on remarque ici que Pardalis, comme la plupart des gens de son époque, ne considère pas l'enfance comme une phase déterminante dans la vie de l'individu. Selon toute vraisemblance, ses mémoires commençaient à son entrée dans ce que nous appellerions aujourd'hui la "vie active".

Pardalis, seigneur de Viry

Je postulai alors pour faire partie du Conseil ducal, en tant que membre de l'Etoile d'Argent Savoyarde, qui remporta, le 19 octobre 1454, la majorité absolue : je faisais désormais partie du Conseil, en tant que Bailli, Commissaire aux Mines, puis Commissaire au Commerce. Au terme de mon premier mandat de Conseiller, la duchesse Azalee, faisant pour moi une exception, m'anoblit seigneur de Viry et me fit Chevalier de l'Ordre Honorifique Savoyard pour services rendus. Cependant, ce bonheur ne fut pas sans mélange. Je dus déplorer quatre morts successives : celle d'un couple d'amis -Tendrepensee et Natamaele - un peu trop libertins au goût de l'Inquisition (ils aimaient fréquenter le bordel de Stellie) et de ma compagne, Allysonn, qui se noya dans le lac de Mâcon. Peu après, Deamon mourut elle aussi.

Je me lançai alors éperdument dans la politique, me présentai aux ducales en deuxième position sur une liste de coalition qui remporta les élections, ce qui me valut d'être élu et reconduit CaC de Savoie. Je pouvais continuer sous le nouveau Duc, Leg_l_Ancien, ce que j'avais commencé sous la duchesse Azalée, avec l'assistance de mes co-listiers, eux aussi compétents en économie. C'est à ce moment que l'Empereur nous annonça qu'il fallait peupler les capitales. J'allai donc à Chambéry, où j'achetai un appartement, comptant y déménager définitivement à plus ou moins court terme. L'année 1454 s'achevait et j'avais fait beaucoup de chemin.

L'année 1455 arriva et je persévérai dans mon dessein initial : je vendis mes deux champs à Gweny et quittai Bourg pour vivre désormais dans la capitale savoyarde, dans un appartement flambant neuf. Je venais en effet d'apprendre la mort de Bauli et, las de compter les amis décédés, je voulais donner un nouveau souffle à ma vie. Le 28 janvier, ce fut chose faite : ayant rejoint Chambéry, j'y achetai immédiatement un champ de blé et une échoppe de charpentier.

Mais je n'y demeurai pas longtemps. En tant que CaC, j'avais conclu bon nombre de transactions avec la duchesse de Bourgogne, Armoria, et son CaC, AsdrubaelVect. A force de la voir, mon coeur s'était enflammé pour elle. Au moment où je m'installai à Chambéry, elle vint à Bourg, éperdue. Je l'y rejoignis aussitôt : la jalousie de son mari l'avait chassée hors de chez elle. Privée de ses enfants, elle tenta de mourir. Je l'en empêchai. Ironie du sort : c'est moi-même qui la poussai à contacter Persan, son mari. Mais sur le chemin, il tomba dans une embuscade ; on ne sut que bien plus tard qu'il était mort. Au cours de ces recherches, j'appris que le duc Leg_l_Ancien m'avait fait baron de Villette.

Note du déchiffreur : on voit ici que les mémoires de ce noble de haut rang devaient comporter les noms de toutes ses connaissances, vu que certains apparaissent même dans le résumé. Était-ce une façon de se remémorer, au crépuscule de sa vie, les personnes qu'il avait connues ? Était-ce un désir peu ou prou morbide de retenir le temps qui passe ?

Le baron de Villette, économiste savoyard et bourguignon

Après le départ d'Armoria, je me lançai, avec le Bailli (Spads puis Lordsigfrid), dans la réforme économique et juridique du duché de Savoie. Je réduisis notre corpus législatif à 3 lois fondamentales, lesquelles furent critiquées, modifiées et votées par le Conseil. Je continuai de mettre en place une économie savoyarde cohérente et structurée, tout en restant empirique et simple, dont le principe consistait à éviter une levée d'impôt en baissant le prix des marchandises savoyardes.

Le 5 avril 1455 fut à marquer d'une pierre blanche : je passai à l'état de notable et m'engageai dans la voie de l'Etat. En même temps, je pris la résolution, une fois mon troisième mandat au Conseil achevé, de faire un voyage en Bourgogne, afin d'y rejoindre Armoria pour la réconforter : son époux venait de décéder. Comme prévu, je me mis en route et arrivai à Mâcon le 20 avril ; la commune avait énormément changé depuis mon dernier passage, 10 mois auparavant : je n'y connaissais presque plus personne. Après quelques jours de marche et une courte halte à Châlon, j'arrivai à Dijon, où j'emménageai dans une nouvelle propriété. Le 31 mai, présent sur la liste Bourgogne aux élections ducales, je fus élu au Conseil de ce duché, ce qui me valut la place de Bailli.

A ma sortie de fonction, je décidai qu'il était temps pour moi de prendre du repos et m'en allai en retraite pour quelques mois, afin d'apprendre chez les moines l'art de faire du bon vin. Le 30 septembre 1455, j'appris la mort de Guerlan, survenue le 19. Je décidai alors de faire un tour en Savoie, ce que j'entrepris mi-octobre. Le 19 octobre, j'arrivai à Chambéry, où mon appartement m'attendait, envahi par la poussière ; je décidai d'y établir à nouveau ma résidence principal le 21 octobre. Je retournai ensuite à Dijon, pour y récupérer les biens dans ma propriété que, faute de trouver acquéreur, j'abandonnai ; le 14 novembre, j'emménageai à Belley, en Savoie. J'y achetai un champ dès mon arrivée.

Note de l'historien : c'est là la première des longues périodes de retraite spirituelle de Pardalis.

Je pris également la décision de ne plus administrer seul mes terres. La qualité de baron me permettait d'avoir un seigneur vassal à qui confier un de mes fiefs. Je décidai donc d'anoblir une autre compagne des premières heures, arrivée pour la première fois sur les RR, à Bourg, quelques jours après moi : LadyCokine. Celle-ci deviendrait donc la dame d'Arvillard, vassale du baron de Villette. Lors de la cérémonie, la duchesse de Savoie, Evalea, manqua d'être assassinée par un faux troubadour. En poursuivant son agresseur, je reçus de ce dernier un coup d'épée dans le ventre, dont je mis trois semaines à me remettre...

Rétabli vers la mi-décembre, j'achetai un second champ de blé à Belley. Mon projet, à terme, était d'acquérir un moulin pour transformer en farine le grain produit dans mes terres. Ce serait pour l'année 1456.

Finalement, je changeai totalement de projet et acquis (encore une fois) une boucherie : le Conseil s'était mis à manger de la viande tous les jours et il fallait bien en fournir. A côté de cela, je participai activement à la défense de Chambéry, à deux reprises pendant trois semaines, et rentrai finalement à Belley, où je m'intégrai au groupe de combat du maire. La guerre avec la Provence menaçait, la Suisse était en proie à de multiples conflits, où on peinait même à comprendre qui luttait contre qui ; il fallait que la noblesse de Savoie se tienne prête à défendre le territoire, comme la loi l'y obligeait désormais. Dorénavant, il faudrait être constamment sur le qui-vive. Fatigué par tant de travail et de tracasseries administratives, je partis en retraite une fois ma tâche accomplie. Je revins mi-juillet ; j'appris que LadyCokine, ma vassale, était morte peu après mon départ, dans une attaque suicide contre Genève.

Pardalis, maire de Belley : la nouvelle politique économique

L'absence de candidat sérieux à la mairie de Belley m'amena à me présenter pour le mois d'août 1456 ; je fus élu à plus de 80% des suffrages. Je profitai de cette élection pour mettre en place une nouvelle politique économique consistant à soutenir les prix qui, en Savoie, devenaient résolument trop bas pour permettre aux habitants de faire des études rapidement ; le duché avait pourtant besoin de hauts fonctionnaires ! Il se trouvait en fait que la politique que j'avais appliquée en tant que maire de Bourg, deux ans auparavant, s'était depuis étendue à toute la Savoie et que, pour se faire élire, les candidats promettaient désormais des prix sans cesse plus bas...

L'excès en tout est un défaut, dit-on. Je pris donc le contrepied de ceux qui, sans forcément le savoir, pratiquaient la politique économique que j'avais moi-même inventée, mais dans une version extrémiste que je n'avais jamais voulue... Le résultat ne ne se fit pas attendre : au bout d'une semaine, tous les produits possibles se trouvaient sur le marché et les artisans recommençaient à travailler, assurés qu'ils étaient d'un salaire juste.

Note de l'historien : cette période marque un tournant car Pardalis cesse d'adhérer aux opinions les plus répandues à son époque en Savoie. Il est l'un des premiers à critiquer la baisse perpétuelle des prix et, de temps en temps, on verra un autre maire savoyard arriver aux mêmes conclusions.

Les débuts dans la carrière militaire

Mon mandat terminé, je décidai de partir en campagne aux côtés du seigneur Pather de Saint-Ours, vassal, tout comme moi, de la duchesse Azalée de Cernex. La Provence détenait depuis quelques temps un nœud qui appartenait de droit à la Savoie. Le sieur Pather avait donc décidé de lever une armée pour reconquérir ce nœud ; je pris la tête d'un corps d'armes, qui intégra l'armée le mercredi 10 septembre 1456. Dans son armée, le seigneur Pather me nomma logisticien, chargé de la répartition des biens et des vivres. Après avoir recruté des soldats en Savoie, nous partîmes pour l'Italie et arrivâmes le 22 septembre à Alessandria, où nos loyaux alliés milanais nous prêtèrent un bataillon et, en témoignage de la confiance qu'ils nous portaient, nous permirent de simuler une prise de territoire sur leur propre sol. Quand nous passâmes sur le territoire de la République de Genève, fin septembre, un bataillon supplémentaire nous rejoignit : la République honorait elle aussi son alliance avec la Savoie. Ce fut le 2 octobre que nous atteignîmes le noeud de Nice que nous devions reconquérir : aucun soldat provençal n'était en vue. Nous le reconquîmes sans coup férir puis empruntâmes le chemin du retour. Le 19 octobre, je rentrai à Belley et quittai l'armée, riche d'une nouvelle expérience : je n'avais pas perdu mon temps en participant à cette expédition car j'y avais appris beaucoup de choses, aussi bien sur le plan militaire que sur le plan diplomatique.

J'eus très vite l'occasion d'approfondir mes connaissances en matière militaire. Afin de compléter le dispositif défensif de la Savoie, je participai à l'élaboration d'une loi sur les châtellenies, sorte de service militaire à vocation uniquement défensive, et rédigeai le texte final. Elu au conseil ducal en novembre 1456, je devins, sous le mandat du duc Louis1er, capitaine de l'armée savoyarde. Après la loi sur la noblesse et la mise en place des châtellenies, l'armée savoyarde, quelque peu libérée sur le plan défensif, pouvait désormais devenir pleinement une force d'intervention offensive. Il fallait donc lui apporter quelques innovations structurelles, ce à quoi je m'attelai.

Jamais auparavant je n'eus autant de travail. Pour commencer, le duc Louis1er me demanda de monter, conjointement avec l'Etat Major de Franche-Comté, dans le plus grand secret, une opération militaire visant à annexer Genève à la Savoie ; une semaine avant les premiers mouvements, il me dit de tout annuler. La semaine suivante, sur des informations périmées, des insurgés, menés par Lub, ne voulant pas d'une guerre avec la Suisse prirent le château de Chambéry d'assaut mais laissèrent le Conseil élu en place : je restai Capitaine. Enfin je montai, conjointement avec les chevaliers teutoniques, sous la houlette de l'Ordenmarschall Chevreux, une opération, à l'intérieur du duché, contre les brigands.

Note de l'historien : force est de constater que la loi sur les châtellenies n'aboutit à rien de concret avant longtemps. Il faut dire que le premier intendant des Châtellenies ne fit pas vraiment un travail sérieux... Cette période est peu claire : il semble que Pardalis ne possédait pas toutes les clés pour comprendre ce qu'il en était réellement de cette campagne avortée contre la Suisse.

A consulter pour un complément d'informations sur ces événements : Le_renversement_de_Louis1er

Le Vicomte de Villette

A ma sortie de fonction, je laissai une armée plus efficace : les vétérans et les officiers de l'armée, jusqu'ici habitués à rester défendre leur propre commune, savaient désormais tous manoeuvrer sur le terrain. Pour la première fois, d'autres provinces demandaient l'aide militaire de la Savoie : notre petit duché existait désormais sur le plan militaire. Evidemment, tout cela avait coûté extrêmement cher. Pour me remercier de mon travail, le duc Louis m'éleva, le 6 février, au rang de vicomte : je n'étais plus le baron mais le vicomte de Villette. C'est à la sortie de ce mandat que je décidai d'anoblir Pygaer en mon fief seigneurial de Montgirod. Sa loyauté le rendait digne de succéder à la regrettée LadyCokine, vassale exemplaire.

Encore élu sous le mandat suivant, je m'occupai de rendre la justice en Savoie. C'était ma première expérience en temps que juge de Savoie et je pense que les délinquants s'en souviendront longtemps. Je fus ensuite encore élu mais dus démissionner, faute de temps. La fonte des neiges avait entraîné une série de catastrophes naturelles sur mes terres et je devais partir, les remettre en état et prier Aristote, pour que cela ne recommençât pas.

Note du déchiffreur : ici, le texte est fort difficile à lire. Il me faudra plusieurs mois pour continuer à le déchiffrer.

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Maire de Bourg
(01/09/1454-29/09/1454)
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