Comté d'Artois

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(Redirigé depuis Artois)
Blason du comté d'Artois: D'azur, semé de fleurs de lys d'or, au lambel de gueules, chaque pendant chargé de trois châteaux d'or


Sommaire

Villes

Capitale: Arras

Ports: Azincourt, Bertincourt, Calais-la-libre

Vergers: Amiens, Péronne

Forêts: Cambrai, Arras

Anciennement Compiègne



Histoire des villes d'Artois

Azincourt

Lac du Printemps Au printemps, des lumières étranges se déposent sur le lac transformant l'eau en lit d'étoiles, ce qui le rend exceptionnel car à ma connaissance il ne se trouve pas d'autre lac de ce genre!!! La beauté du lieu, attire les amoureux du monde entier qui viennent faire des déclarations de mariage à cet endroit

Marais des mille cierges Au sud du lac d'Azincourt, il existe un marais dont les villageois extraient parfois de la tourbe. Mais s'ils osent y aller de jour, il en va autrement lorsque vient la nuit. On raconte que lorsque le soleil disparait sous l'horizon, la surface du marais se couvre de mille flammèches, lueurs diaphanes dans l'obscurité. Ces flammes seraient l'âme des malheureux qui ont été surpris par la nuit alors qu'ils étaient encore au bord du marais.

Eglise Saint Daniel de l'Adultère Autrefois, le seigneur qui régnait sur Azincourt s'absentait souvent pour guerroyer et faire le tour de ses terres. Son épouse, de nature volage se sentait bien seule. Aussi, en l'absence de son mari s'amusait elle en compagnie de ses amants. Un jour qu'il revint à l'improviste, le seigneur s'apercu de l'infidélité de sa femme. Il décida alors de batir une église dédiée à Saint-Daniel, lui qui évite aux épouses qui se sentent seules de succomber aux tentations ! Et chaque fois qu'il partait, il mettait sa femme à demeure à l'église. Ainsi donc fut construite l'église Saint Daniel d'Azincourt, mais les habitant l'ont toujours appelée l'église de l'adultère.

Pont du Festin Autrefois, il esixtait là où se trouve Azincourt, deux villages, séparés par la rivière. A l'ouest on disait :"Les vils gens de la rive Est ont déjà des champs où la terre est fertile, et des pâturages bien gras pour leurs bêtes. Que la sécheresse les frappe, et que les herbes flétrissent!". A l'est on entendait:"Nos voisins de l'Ouest ont des forêts giboyeuses, et des arbres forts et nombreux. Que la maladie les frappe, et qu'ils dépérissent !". Aussi, chacun des deux seigneurs, de l'ouest comme de l'est, voulait l'usage exclusif du lac, et du produit de la pêche en compensation, croyant l'autre déjà bien plus favorisé par la nature que lui même. Mais tous deux étaient hommes d'honneur. Or, lorsqu'après de multiples escarmouches nuisant au bien etre de leurs sujets, les querelles touchèrent les deux vilages au point de voir leur économie ruinée, les deux chefs décidèrent de régler la question par le duel. Mais aucun ne voulait combattre sur les terres de l'autre. Aussi, il fut décidé de construire un pont, jeté sur la rivière entre les deux villages, afin d'établir une zone neutre pour l'affrontement. Personne ne voulait financer le pont à lui seul, si bien qu'après maintes palabres, il fut décidé de le construire en commun. Donc, les habitants des deux villages joignirent leur argent et leurs efforts, rivalisant de talent pour s'impressionner, afin d'édifier le pont qui, une fois fini se révéla être digne d'admiration. Et de chacun de penser que son voisin n'était au final pas si haïssable qu'il le pensait. Aussi, lorsque vint le jour du duel, et que les seigneurs se retrouvèrent face à face, la lance au poing, juchés sur leur meilleure monture, il s'éleva de la foule des murmures. Au lieu d'appeler le mal sur l'autre, chacun disait:"Que mon seigneur triomphe ou soit vaincu, pourvu qu'aucun des deux ne souffre grand mal!". Alors, l'aveuglement qui frappait les seigneurs disparu comme par enchantement, et ils se dirent en eux même qu'ils avaient été bien fols ! Qu'un partage leur aurait apporté bien davantage que leurs vaines querelles, et ils en voulaient pour preuve ce pont fort bien ouvragé sur lequel ils se trouvaient. Mais devant leur peuple réuni, ils ne pouvaient se contraindre à faire preuve de faiblesse, et s'apprêtèrent au combat. Voici que deux rapaces vinrent à se poser au milieu du pont, entre les chevaux hénissant, l'un portant dans son bec un épi de blé volé dans les champs de l'est, l'autre trainant un petit rongeur chassé dans les bois de l'ouest. Tout un coup un troisième s'en vint, et lâcha au milieu d'eux un poisson fraichement pêché dans le lac. Et les oiseaux de se partager le festin. Subjugués par un tel signe, tous durent s'incliner, et les seigneurs se jetèrent l'un vers l'autre, non pour se battre, mais pour se donner l'accolade fraternelle. Le soir même, sur le pont eu lieu un grand festin en signe d'amitié entre les deux communautés. Depuis ce temps, chacun partagea avec l'autre le fruit de son labeur pour le plus grand bien de tous. Et le pont, témoin de ces évènements, fut appelé le "Pont du Festin", en souvenir de cette histoire ...

Carrefour de l'étranger Il y a déjà fort longtemps, Amadeo DiBenzola, un homme seul, accablé par le temps et pliant sous le poids de sa charge, vint fouler un sentier qui mène a Azincourt. Les Azincourtois virent avec un brin de méfiance arriver ce vieil homme, brun comme le Diable. Sa barbe épaisse et noire, ses grands yeux sombres et son visage burriné par le soleil Toscan n'inspiraient pas confiance aux villageois frileux. En bordure de la ville, il posa son sac, fit un feu et commença à griller les poissons qu'il venait de pêcher. Un vagabond d'Azincourt s'approcha prudemment du viellard. Il avait à peine 10 ans, le cheveu en bataille et les traits tirés par la faim et la fatigue. Il s'assis à quelques pas, dévorant du regard le poisson ruisselant, parfumé aux herbes aromatiques venus des contrées lointaines. L'Etranger découpa le poisson et en posa une part sur une pierre plate devant l'enfant. Celui-ci en dévora une bouchée puis s'arrêta. Il s'enfuit en courant. Puis il revint et posa devant le vieil homme un morceau de pain pas plus gros que le poing. Amadeo sortit de sa besace une petite fiole d'huile d'olive et en versa une rasade sur le pain qu'il rompit en deux. Aucun mot ne fut échangé mais le jeune vagabond s'impregna de toute son âme de ces saveurs exotiques et exquises. Puis, le vieillard prit la pierre plate et y traça au charbon un poisson. Il sourit à l'enfant et lui souhaita bonne chance dans un langage qu'il ne pouvait pas comprendre. Puis il reprit son chemin et sa silhouette se perdit dans la poussiere des chemins azincourtois. Depuis ce jour, le vagabond a entretenu le souvenir de cet homme inconnu avec qui il a partagé ce repas et le carrefour de leur rencontre a été baptisé "Carrefour de l'Etranger".

Carrefour des doigts Dans des temps anciens, les nouveaux venus aux village devaient se présenter et montrer plus que pattes blanches. C'est ainsi qu'un jour trois membres d'une même famille arrivèrent au carrefour qui portait le nom de la croisée. Ils étaient issu d'une ancienne famille de saltimbanques. Et pour comble de tous malheur avaient été chassés et erraient dans nos contrées à la recherche d'un refuge. C'est ici, que la tragédie se joue, ils étaient atteint d'une difformité peu commune, ils avaient six doigts aux mains et aux pieds... En moins de trois heures, ils fûrent condamnés et dûrent subir la châtiment... Les doigts surnuméraires fûrent tranchés en place publique... C'est cette histoire qui est à l'origine du nom qui fût donné par les voyageurs au carrefour

Forêt du Draque Sans aucun doute le bois le plus mystérieux et le plus étrange d'Azincourt ou de l'Artois diraient certains. Tout d'abord connue sous le nom de la forêt du Diable ou forêt du Dragon, son origine se retouve dans ces légendes que les anciens racontent le soir au coin du feu. Remplie de bruits et d'odeurs particulières, les chasseurs et les bûcherons savent qu'ils ne faut jamais s'aventurer dans la forêt du Draque. En effet, des sentiers existent mais ils ne mènent jamais 2 fois au même lieu, comme si ils avaient été dessinés par un architecte fou. On raconte qu'une expedition composée de 15 braves villageois a voulu traverser la forêt du Draque pour la cartographier. 14 ne sont pas revenus et le rescapé, le célèbre cartographe Drakhe, a perdu la raison. En contrepartie, on a baptisé la funeste forêt de son nom. Située au nord-ouest d'Azincourt, la forêt du Draque est plutôt humide et recèle des variétés de plantes et d'animaux recherchées dans tout l'Artois.

Bois du savoir Au temps des anciens, des druides se rencontrèrent dans cette forêt. Ils y échangèrent mille secret et cette forêt devint le lieu de rencontre des druides. Des années plus tard, les érudits vinrent eux aussi étudier le savoir des anciens dans cette endroit mystique. Ils avaient tous une idée: améliorer les connaissances de l'époque. Maintenant Azincourt est une ville qui acceuille les voyageurs et les savants qui viennent admirer la forêt du savoir

Forêt enchantée Ce bois s'appellait "La forêt de Saint Pierre" avant, mais depuis qu'on a retrouvé un livre où était indiqué ce qui s'est passé dans là-bas, il a changé de nom. Un viellard a laissé ce livre pour seul héritage à son fils unique, qui, une fois qu'il l'a lu, l'a tout de suite apporté à la Mairie, car il a estimé qu'il comportait des traces importantes. En effet, il parraitrait que Merlin aie habité là, et il y aurait même eu deux enfants, qu'on n'a jamais retrouvé... On ignore pourquoi et où le magicien est parti, mais il y aurrait laissé un trésor dans une cabane abandonnée. On ne l'a pas encore trouvé, mais les jeunes du village vont au moins une fois par semaine fouiller le bois, sans succès...



Péronne

Le beffroi de Péronne, cet édifice n'existe plus. Avec la charte de Philippe-Auguste, en 1209, qui confirmait à Péronne ses franchises communales, la ville eut le droit de faire édifier un beffroi. En 1360, ce dernier fut rasé et la ville perdît ses droits communaux sur l'ordre de Jean le Bon, prisonnier à Londres, après une méprise envers le Duc d'Orléans qui cru à une révolte des Péronnais.

Ce dernier était suspecté d'avoir vendu différentes villes à l'Angleterre, alors qu'il n'avait fait qu'exécuter les clauses du traité de Brétigny. Les Péronnais crurent alors que leur cité était en danger et qu'elle allait être livrée également à l'ennemi ; ils sortirent de la ville, attaquèrent l'escorte princière, et se mirent en situation de siège. Les droits communaux ne furent rendus à Péronne qu'en 1368 par Charles V. Péronne put donc avoir un autre beffroi.

C'était une tour fortifiée d'une trentaine de mètres de hauteur, de forme carrée munie d'un clocher. En 1398, que furent fondues les trois nouvelles cloches du beffroi, dont la "Bancloque". (A la destruction du beffroi au XIXème siècle une seule de ces cloches subsistait ; les deux autres portaient pour l'une la date de 1480 et de 1581 pour l'autre)

LES REMPARTS DE PERONNE

Cette porte et les remparts qui l'entourent sont les derniers vestiges des fortifications de Péronne. Il faut, à ce sujet, rappeler que Péronne était une ville entièrement fortifiée, entre la France et la Flandre espagnole... De ce fait, Péronne était complètement entourée d'eau, et l'on ne pouvait y accéder qu'en franchissant une porte munie d'un pont-levis.

LE CHATEAU

En s'établissant à Péronne à la fin du Ve siècle, les Mérovingiens avaient édifié un palais dans la ville de Péronne avec, probablement une enceinte fortifiée sur la colline qui domine la Somme et ses étangs. C'est dans cette enceinte que s'est développée la ville durant le Haut Moyen-Age. Cette ville de Péronne accueillit Sainte-Radegonde et un siècle plus tard, fût la résidence d'Archambaud, maire du Palais, seigneur de Péronne et protecteur de St-Fursy.

En 884, ce palais, qui était en bois, fut dévasté et incendié par les Normands. Six ans plus tard, le comte de Vermandois fit réparer les dommages établir des remparts en grès autour de la ville. C'est à Péronne, probablement dans une tour, qu'Herbert de Vermandois a retenu prisonnier le roi de France Charles le Simple, qui devait y mourir en 929.

A la fin du XIIe siècle, Philippe-Auguste faisait construire le château dont les quatre grosses tours que l'on voit encore, et c'est hors la ville qu'il le fit édifier. Ces tours sont bâties en grès, légèrement obliques à la base, afin de rejeter les projectiles lancés du faîte. Le château était entouré de fossés profonds remplis d'eau. Une seule entrée permettait de pénétrer à l'intérieur, et elle était défendue par une herse et différents autres obstacles, que l'on montait ou descendait à l'aide d'un treuil.

Au cours des siècles, le château subit de nombreuses transformations. Henri IV, Louis XIII et Louis XIV n'ont cessé de renforcer la forteresse au fur et à mesure des progrès de l'artillerie. A partir à peu près du milieu du XVIIième siècle jusqu'en 1914, il était affecté aux divers services de l'armée : ateliers d'armurerie, d'habillement et manutention. Des fours de boulangerie servirent en 1919 à alimenter les premiers Péronnais qui avaient réintégré la ville. En 1916, pendant toute la bataille de la Somme, la tour droite près de l'entrée fut entièrement rasée, et les autres fortement endommagées.

SAINT-FURSY LE CHRISTIANISATEUR ET PATRON DE PERONNE

Saint-Fursy était un moine irlandais. Il devint l'ami d'Archambaud, maire du palais et seigneur de Péronne, par don de Clovis II, dont il baptisa son fils.

Fursy quitta la cité pour créer une abbaye à Lagny-en-Brie vers 648. Archambaud ne supportait pas l'éloignement de son ami et lui demanda de fonder un monastère à proximité de Péronne. C'est ainsi que Fursy fonda l'abbaye du Mont-Saint-Quentin, avec ses frères Foislain et Ultain. C'est Saint Eloi qui consacra ce monastère qui plus tard reçu Pierre l'Ermite avant la première croisade.

Dans l'église St-Jean-Baptiste, dans la chapelle de droite, vous verrez St-Fursy entouré de deux bœufs. En voici l'explication : à sa mort survenue le 16 janvier 650, les seigneurs de Péronne et Mézerolles se disputaient sa dépouille. Pour trancher, on la mit sur un chariot tiré par deux bœufs, puis par des enfants. Et là où le convoi s'arrêterait, on y enterrerait St-Fursy. Le convoi s'arrêta au Mont des cygnes (Tribunal actuel). En fait, d'après la légende, l'essieu de la charrette était faussé.

Après la mort de Saint Fursy, le monastère créé au Mont Saint Quentin prit le nom de "Monastère écossais". Nom découlant de la grande quantité d'Ecossais et d'Irlandais qui venaient se recueillir sur le tombeau du Saint. Tombeau, lieu de plusieurs miracles.

VIE DE SAINTE RADEGONDE ET SON IMPORTANCE HISTORIQUE POUR PERONNE ET SA REGION

En 529, sous le règne de Clotaire 1er, les Francs en guerre contre les Barbares tuent Bertaire, roi de Thuringe. Radegonde fille de Bertaire et son frère sont enlevés et accordé à Clotaire 1er. C'est en 530, que Radegonde vint à Péronne pour la première fois. Elle était alors âgée de onze ans, et de part son rang de princesse, est élevée à la Villa Royale d'Athies, situé à trois lieues de Péronne. C'est là que Radegonde reçoit son éducation religieuse, se convertie et décide avoir une vie vouée à Dieu et à la seule gloire de l'Eglise.

Clotaire bientôt, fut séduit par ses charmes et la fit conduire à Soissons, en 538, pour l'épouser malgré elle ; c'est Saint Médard, qui les unis. Elevée au rang de reine, elle refusa les pompes royales afin de se réserver au service de Dieu.

Comme cadeau de noce Clotaire lui offre sa villa d'Athies et toutes les terres s'y rattachant, nous savons qu'elle y vécut très souvent. De là elle vint plusieurs fois en visite à Péronne. C'est dans cette ville que Clotaire affectionnait venir chasser le cygne des étangs de la Somme. Le mont se trouvant à Péronne à l'emplacement du tribunal actuel était alors appelé le Mont des Cygnes.

Lors d'une des venues de Radegonde à Péronne, apercevant autour d'un temple des villageois se livrer à une cérémonie païenne, irritée par ce spectacle, elle le fait brûler et se retire pour prier à genoux pour la conversion de ces villageois. L'endroit qui reçu ses genoux devient un grès où l'on voit la marque de sa génuflexion. Grès exposée à l'Hôtel de Ville de Péronne.

Vers 555, envoyée par son époux auprès de Saint Médard, à Noyon, elle profite de cette occasion et le supplie de la consacrer diaconesse. Celui-ci refusant Radegonde le menace d'être maudit pour l'éternité, ébranlé par cette menace, l'évêque consacra Radegonde.

De là, elle se rendit à sa Villa de Saix dans le territoire des Poitevins. Où elle décida, vers 560, de se retirer en fondant à Poitiers le premier couvent de femmes, placé sous le vocable de la Sainte Croix. En effet, elle possédait un morceau de la croix du Christ qui fut placé au centre d'un bijou. Les religieuses, du monastère fondé par Sainte Radegonde, à Poitiers, sont toujours en possession de ce bijou et de cette relique. Rapidement Radegonde fut appelée Sainte par la Vox Populi et reconnue comme investie du don de guérison.

Après avoir donné à ses religieuses la règle composée par Saint Césaire d'Arles, Radegonde fonda au-delà des murailles de Poitiers une basilique, qu'elle avait choisit pour lieu de sa sépulture, Sainte-Marie-Hors-les-Murs, devenue aujourd'hui l'église Sainte Radegonde. Jusqu'à la fin de sa vie, survenue le 13 août 587, elle prodiga ses biens faits auprès des malades, des indigeants et des pauvres.

Dans la région de Péronne, le souvenir de Sainte Radegonde est très présent. Et les traces marquées par Radegonde sont historiquement irréfutables. Il est important de souligner que sans Radegonde nous n'aurions pas d'éléments relatant l'histoire de notre région, puisque se sont les plus vieux témoignages de la vie à Péronne. Ces textes nous montrent de façon catégorique qu'au sixième siècle Péronne était déjà une ville avec un château et une administration royale importante.

LOUIS XI

Péronne est généralement connue pour l'emprisonnement de Louis XI en 1468. Qu'en est-il de ce roi prisonnier dans une ville reconnue fidèle au royaume de France ?

Péronne, à l'époque, était propriété du Duché de Bourgogne, sous la puissance de Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne, suite à diverses révoltes dans des fiefs de sa possession, ce dernier accusant Louis XI, accepta une entrevue dans notre cité, afin d'éclaircir ces brouilles. Louis XI espérait amener son cousin à ses vues et ainsi obtenir les résultats d'une victoire grâce à une négociation.

Toutefois en se remettant entre les mains du Duc, Louis XI oublia de rappeler ses émissaires secrets qui devaient fomenter la révolte des Liégeois. Charles le Téméraire, ayant appris la part qui revenait au roi dans ces problèmes de révoltes, entra dans une furieuse colère et fit fermer les portes du château que Louis XI avait choisi pour résidence. C'est donc le 9 octobre 1468 que Louis XI fit son entrée dans Péronne, accompagné uniquement d'une escorte réduite. Louis XI se demandait s'il n'allait pas finir comme son aïeul, même Charles ne savait pas comment profiter de l'opportunité de soumettre le roi de France. Enfin sacrifiant le plaisir de la vengeance au parti avantageux que lui offraient les circonstances, il se rangea à l'avis de ses favoris, achetés 15.000 écus par le roi. C'est donc après sept jours que Charles rendit la liberté à Louis XI, le 14 octobre 1468.

Louis XI se vit, toutefois, obligé de signer un traité, humiliant pour le royaume, appelé Traité de Péronne, en jurant de l'observer sur la relique d'une croix se trouvant dans les bagages du roi. Traité enregistré en Parlement le 2 mars 1469. Louis XI fut, également obliger d'accompagner Charles le Téméraire à voir la ville de Liège saccagée et réduite en cendres.

En 1470, Louis XI convoqua une assemblée de notables à Tours pour exposer ses griefs contre le Duc de Bourgogne et pour faire annuler le honteux Traité de Péronne.

Huummm il était beau louix XI, en plus il a l'air sympa...

LES ARMOIRIES

Les armoiries de Péronne sont le fruit de plusieurs ajouts au cours des siècles :

  • Après le siège de 1536, François 1er confirme le " P " gothique couronné et entouré de trois fleurs de lys.
  • La fière devise " URBS NESCIA VINCI " fut également donnée par François 1er et signifie " LA VILLE JAMAIS VAINCUE".
  • Les chiens sont des Barbets (griffons) et signifient : fidélité à la couronne de France. L'ajout de ces chiens date de 1729, breveté par Louis XV.
  • Le château en forme de couronne représente la cité fortifiée, attachée au royaume de France. * La femme nue symbolise la virginité : LA VILLE JAMAIS PRISE.
  • La Croix de Guerre avec palmes (à gauche) après la 1ère guerre mondiale.
  • La Croix de la Légion d'Honneur suite à la guerre de 1870-1871.
  • La Croix de Guerre (à droite) après la 2nde guerre mondiale.
  • Les roseaux symbolisant la Somme et ses étangs, le blé représentant le Santerre ne furent ajoutés que plus tard.



Origine du Royaume et de la Champagne

Le début

Au départ, nous étions tous Artésiens, sous la souveraineté de Levan II. Il n'y avait que deux villages, Clermont, dite "la scintillante", pour l'ambiance qui y rêgnait, et Sainte-Ménéhould, dite "la molle", car à l'époque fort peu animée Levan I était alors maire de Sainte-Ménéhould (Levan II était Comte d'Artois, il faut suivre)

Les début y furent très difficiles: ils ne maîtrisaient que treès peu de techniques, et encore imparfaitement: il arrivait que les vaches meurent toutes la même nuit, victimes du bug, une maladie foudroyante, ou qu'elles refusent obstinément de se nourrir. Il faut aussi savoir qu'à cette époque il n'y avait pas d'artisans dans les villages: la grande majorité étaient vagabonds, et certains seulement arrivaient à défricher un morceau de terre et à s'y installer. A l'époque, tant étant grande la lutte pour la survie, il ne venait même pas à l'idée que des gens puissent un jour passer leur temps a étudier ! Comme les artisans, donc les tisserands, n'existaient pas, l'ensemble de la population vivait en slip... les premiers métiers furent (dans l'ordre) : boucher / charpentier / meunier / boulanger / forgeron / tisserand. La première corporation d'artisans fut celle des Forgerons Unis (Marcus + Caedes à la création)

Mais plus les villages se créaient, se développaient, et plus les volontés de s’émanciper de la tutelle artésienne se faisaient sentir dans la population. Les souhaits furent assouvis le 21 décembre 1451 et le Comte Lévan II d’Artois accepta la scission de ces terres sous la pression du nouveau Duc de Champagne LongJohnSilver. Dans la foulée, le village de Conflans fut peuplé.

Celui-ci fit pourvoir les postes de l’administration ducale de Champagne et on trouvait dans ce conseil Alsbo dit "Le Grand" à la fonction de Prévôt, Dame Lecouscous à la fonction de Procureur, et d’autres personnalités comme Kay, Capitaine de Champagne ou Prothas à la fonction de Connétable.

La mainmise du Duc LongJohnSilver ne devait qu’être temporaire et la terre de Champagne devait pour la première fois dans l’histoire du Royaume accueillir des élections ducales.

La liste ‘Ensemble, Bâtissons la Champagne’ ou l’ancêtre du Pars

Le Sieur Caedes avait émis l’idée de créer une Assemblée Législative qui aurait pour objectif de doter la Champagne d’un texte de lois complet. Ce fut chose faite le 5 janvier 1453, date à laquelle Caedes, désigné Président de la Commission Législative et Constituante de Champagne par le Duc de Champagne prononça l’ouverture des travaux.

Cette Assemblée Législative produisit ce qu’on a appelé depuis le Codex de Champagne, ouvrage complexe et souvent raillé pour sa longueur mais fort usité par les juges des différents duchés en guise d’exemple.

Ce travail fut également l’occasion pour un certain nombre de participants de se reconnaître des idéaux communs et naquit en eux la volonté de mettre sur pied une liste pour les élections ducales approchant sous la bannière du Sieur Caedes. Après plusieurs essais infructueux, ils décidèrent, sur l’initiative notamment de Sat et de Bobbysix, de nommer leur liste ‘Ensemble, Bâtissons la Champagne’.


La Première campagne de Champagne

Les forces en présence


Lors de ces premières élections ducales, trois listes étaient en concurrence : la liste ‘Ensemble, Bâtissons la Champagne’ dont nous venons de voir les membres, la liste ‘Servons la Champagne’ composée de Korbn, Alsbo, Seeman, Prothas, Goel, Adgy, Kay, Benjy, Lecouscous, Kirika, Maya, Biquette, et enfin, la liste ‘La Force Tranquillou’.

La liste ‘Servons la Champagne’ était composé de Patriciens, groupe politique le plus ancien du Royaume et dont on peut encore apercevoir les ruines sur le forum des Royaumes, et d’un indépendant, Korbn, tête de liste à trois têtes. A ces membres, s’ajoutait un membre de la Lys, Goël, selon des accords passés entre les deux groupes : un membre Lys devait être présenté dans une liste Patricienne en Champagne tandis qu’un membre Patricien devait être présenté dans une liste Lys en Artois, ce fut en l’occurrence Knightingale qui s’y colla. Cette liste jouait sur son réseau de connaissance et sur le fait qu’elle était composée de membres illustres du Royaume à l’époque des faits. Leur programme n’était pas très riche et selon leurs dires propres, ils se réservaient le droit de l’améliorer et de le changer au cours de la campagne.

La liste ‘La Force Tranquillou’ était une liste sans prétentions aucunes, rassemblant quelques anciens repris de justice comme DonCorleone et n’ayant comme seul atout majeur d’avoir en leur sein le Duc sortant, LongJohnSilver. Leur liste au total comptait en ses rangs : Scpar, DonCorleone, Sky, LongJohnSilver, Engels, Marx, Sanka, R2D2, Arnolf_jf, Fix, TheGnorf, Lucifer. A noter que plus de 50% de la liste était Conflandaise... (Scpar, Doncorleone, Sky, Sanka, R2D2, Fix, Lucifer. Certains sont encore à Conflans)

La liste ‘Ensemble, Bâtissons la Champagne’ était composée de Caedes, Bobbysix, Sat, Rolland, Marcus, Mbouroch, MUF, Xaran, Scinarf, Magemax, Breizh et Jarkov . Cette liste eut le mérite d’avoir été la première à proposer un programme électoral complet dès l’ouverture du scrutin. On se souviendra particulièrement des propositions de foire inter-comtale, des propositions en terme de justice basé surtout sur le travail de l’Assemblée Législative, mais aussi du plan économique du regretté Sat. Celui-ci avait mis au point une vision dirigiste de l’économie visant à réduire le prix des denrées tout en égalisant les revenus entre éleveurs et cultivateurs (avec néanmoins un léger avantage aux éleveurs). Ce plan d’action n’a jamais pu être mis en place car tous les prix ne sont pas encore libéralisés mais il a entraîné d’importantes discussions au-delà même de la Champagne et on se souviendra des débats animés entre Sat et CharlesMauriceDeT. Pour la Lys. Du côté de cette liste, on notera la présence également de Rolland, qui était également à l’époque Lys. Ce détail aura dans le futur son importance, les listes Patricienne et Parsienne se battant pour avoir le soutien du lys, force politique ayant alors le vent en poupe.


Le déroulement de la campagne


Comme nous venons de le dire, il apparaissait que la victoire devait des jouer entre la liste menée par Korbn et celle menée par Caedes tandis que la liste dirigée par Scpar ne devait prétendre qu’aux miettes du scrutin. Les deux principales forces se disputaient chacune des voix champenoises mais aussi le soutien de la Lys, parti alors nouveau et surtout artésien. En vertu des accords entre Patriciens et Lys, Goel, fondateur Lys aux côtés de CharlesMaurice et de Raoul, était sur la liste Patricienne. Cependant, votre serviteur, partisan Lys et proche de CharlesMaurice, le convainquit de reconsidérer sa position devant le manque de programme évident des patriciens.

Ainsi, le Gardien du Peuple, qui conseille et aide les vagabonds (le poste est toujours d'actualité en Champagne) fut inscrit au programme de la liste ‘Ensemble, bâtissons la Champagne’ pour bénéficier de l’appui de la Lys.

Nous assistâmes à une campagne courtoise mais animée, où nombre de questions furent posées et nombre de réponses données mais la lutte devait se jouer entre deux listes, c’était l’impression que la campagne avait laissée.


Le résultat des élections


Au petit matin du 28 janvier 1451, les résultats tombèrent à l’AAP :

1. "Servons la Champagne" (SLC) : 41.4% -->5 sièges 2. "Ensemble, Bâtissons la Champagne!" (BatissonsLaChampagne) : 32.4% -->4 sièges 3. "Champagne, la force tranquillou" (LaForceTranquillou) : 26.2% -->3 sièges Le conseil était donc ainsi formé : Korbn, Alsbo.le.Grand, Seeman, Prothas, Caedes, Bobbysix, Sat, Scpar, Sky, Doncorleone, Goel, Rolland.

Aucune liste n’avait obtenu la majorité absolue et ne pouvait diriger seul, les alliances seraient donc nécessaires. Pour le premier tour de l’élection du Duc, les résultats furent normaux et on dénombra 5 voix pour Korbn, 4 pour Caedes et 3 pour Scpar, celui-ci fut donc éliminé, restant en course Korbn et Caedes. La Lys organisa au sein de sa loge secrète un vote qui devait désigner qui entre Korbn et Caedes aurait les voix des deux élus Lys du Conseil. A 66% contre 33%, c’est Korbn qui remporta le vote. Cependant, Rolland, certain d’avoir fait le bon choix en ayant choisi Caedes, émis l’hypothèse de ne pas suivre la directive du parti malgré les menaces de radiation. Korbn fut ainsi obligé de négocier des postes avec la Force Tranquillou qui avait un rôle d’arbitre dans ce second tour. La Force Tranquillou vota ainsi Korbn tandis qu’officiellement 3 voix se portèrent sur Caedes et Rolland s’abstint. Officieusement, l’on sait que son bulletin portait la mention Caedes mais après avoir intercédé auprès du Roy, ce vote fut annulé devant la défaite annoncée. De ce scrutin, il est ressorti une victoire des Patriciens quelque peu masqué par le semi-échec de n’avoir pas remporté plus de 50% des voix.

Enfin, de ces premières élections, est apparu une équipe qui ne devait pas se désunir et qui devait même formé un groupe politique toujours d’actualité, qui a fait et continue de faire la Champagne : le PARS

On soulignera également, que le premier conseil ainsi formé, accompli un travail d’équipe remarquable malgré les dissensions qui avaient pu apparaître pendant la campagne. Conseil qui jetta bien des bases que l'on retrouve encore aujourd'hui (Codex, institutions judiciaires, armée, prévôté et Caserne, Gardiens du Peuple, mode de gestion du Conseil spécifique à la Champagne, etc.)



De la Normandie et de l'Artois

I-Pré requis : de la situation en Artois et dans le Royaume:

Quand l'histoire commence, il y avait dans le royaume de France deux entités : le Comté d'Artois, et le Duché de Champagne. Ces deux duchés venaient de connaitre leurs premières élections pour leur conseil : après une campagne tumultueuse, la Champagne avait un conseil composé de deux listes actives, Patriciens et futurs Parsiens : Korbn fut élu duc et la cohabitation se passa sans problème. En Artois en revanche, la situation était différente : pas de Patriciens (sauf Knightingale, pour des raisons politiques), mais la Lys, organisation par la suite très critiquée, mais qui a l'époque avait une influence considérable en Artois : fondée par 5 personnes, dont les noms ont eu une importance : Goel - le lys Champenois -, Raoul d'Andrésy, Phooka, Darken et le plus important, Charles Maurice de Talleyrand, dit CMdT.

Les premières élections pour le comté d'Artois virent donc deux listes s'affronter : la Lys de CMdT, et une liste plutôt patricienne, avec a sa tête un autre Charles, Durochebond. (une troisième liste se présenta, mais comme en Champagne, elle fit plutôt de la figuration dans la campagne)... La liste Patricienne reçut le plus de voix... mais pas la majorité nécessaire pour imposer son duc au conseil : par d'habiles tractations avec la troisième liste, CMdT parvint à se faire élire premier Comte d'Artois.

Cet événement conduit à un autre, qui aujourd'hui est considéré comme une légende : la première organisation criminelle vit en effet le jour en Artois, sous le nom de Pieuvre Noire. On apprit bien plus tard que Rochebond, dégouté par la perte du trône d'Artois qui lui était destiné, ne se contentait pas d'essayer de déstabiliser le conseil de l'intérieur (par exemple en proclamant la mort de CMdT alors que celui était simplement absent), mais créa aussi la Pieuvre Noire, qui tenta comme elle put de déchirer l'Artois, avec les moyens de l'époque, c'est à dire presque rien... sauf poster des posts assassins, qui déstabilisèrent de nombreuses opinions....

Mais peu de temps après son élection, un événement majeur eut lieu : la scission Artois/Normandie : 4 villes autrefois artésiennes, Dieppe, Fécamp, Bayeux et Honfleur devinrent le nouveau duché de Normandie. [pour mémoire, l'Artois était alors composé de Bertincourt, Péronne, Cambrai, Azincourt, Compiègne, Calais, Dunkerque, et peut être Tournai, et la Champagne de Clermont, Varennes, Sainte Ménéhoulde, Argonne, Conflans, Troyes, Joinville, Tonnerre, Langres, Sémur, Cosne et peut être Autun. Quant a la Normandie, outre les 4 villes, elle recevait aussi une nouvelle ville, Lisieux.

Cette création de la Normandie embarrassa beaucoup l'Artois, surtout que le nouveau comte de Normandie, Lévan III, semblait avoir tué le Roy de France son père pour obtenir le trône de ce duché (et le trône tout court d'ailleurs, c'est après ca qu'il obtint le titre de Parricide). CMdT, parti en croisade, revint avec le chaos installé en Artois et en Normandie.... de là partirent des longs mois de combats...


II - Première bataille : contre le tyran

Dieppe, étant à la frontière Normando-Artésienne, fut la ville la plus importante de mois à venir.

CMdT, parti essayer d'espionner la Normandie, se fit emprisonner par Lévan III... Phooka, alors maire de Dieppe, appela son peuple à se révolter contre ce duc tyran, qui occupait tous les postes au conseil, ne permettait pas d'élections et ne faisait aucun travail de conseiller (imaginer 3 semaines sans juge, CaC, Procureur, et j'en passe...) Lévan III apprécia peu cette appel à la révolte, et Phooka fut envoyé rejoindre CMdT...

La situation tourna alors à la confusion la plus totale : révoltes dans toutes les villes Normandes pour libérer Phooka, armée artésienne là pour libérer CMdT/récupérer la Normandie/libérer la Normandie de Lévan III....

Au final, CMdT fut libéré par un commando mené par Darken et Krocodile, un conseiller très proche, et Lévan libéra Phooka sous la pression populaire....

Mais le voyage du retour ne fut guère simple : les Artésiens en profitèrent pour annexer Dieppe à l'Artois, sans autre forme de procès.


III - Dieppe et Bertincourt

La situation était très tendue les semaines suivantes : contrairement à Compiègne, qui demanda plus tard sous rattachement à la Champagne, Dieppe n'avait pas la moindre envie d'être Artésienne ! Quelques révoltes échouèrent vite, et les Dieppois se retrouvèrent vite sans autre solution qu'une haine de plus en plus marquée. Le comble de cette situation fut Phooka : il était duc de Normandie, mais résidait à Dieppe, terre Artésienne. Dieppe empoisonnait ainsi considérablement les relations entre les deux duchés.

Mais le temps passait, et de nouvelles élections se profilaient : ainsi alors qu'en Champagne, Caedes entamait son premier mandat de duc, en Artois, le pouvoir changea aussi de main : Krocodile devient Comte d'Artois, CMdT passa Commissaire au Commerce.... Krocodile ne gouverna hélas pas avec une sagesse exemplaire, et laissa comprendre que Dieppe ne retournait jamais à la Normandie, ce qui attisa encore plus leur colère. [note au passage : c'est vers cette époque que serait situé un mariage entre le Duc Krocodile, et la mairesse de Compiègne, Tsarine, mais bon apparemment les relations ne furent pas au beau fixe, ce mariage fut un mariage blanc et vite cassé (voir n'aurait jamais eu lieu...)]

Une ambassade fut alors formée en Normandie pour tenter de discuter avec l'Artois... elle rassemblait de nombreuses personnalités, y compris la Duchesse elle même, et Thamior, juge de Normandie. Ils furent reçus à Bertincourt, première ville 'artésienne' après Dieppe... mais le temps que Krocodile se déplace à Bertincourt, la ville avait été prise par la délégation Normande, en représailles de la prise de Dieppe.

Cet acte eut un retentissement énorme dans tout le Royaume : pour les Normands, ce n'était que vengeance, pour les Artésiens, les Normands n'avaient pas respectés le drapeau blanc des négociations.

Une attaque des Flandres devait aussi avoir lieu, afin de prendre complètement le contrôle du conseil artésien... mais l'attaque n'eut jamais lieu.... Bertincourt fut reprise le lendemain par l'Artois, qui essaya aussi de pousser jusqu'en Normandie. Krocodile gracia tous les coupables de Bertincourt, dans un but d'apaisement, mais ce fut un geste terriblement mal reçu en Artois. Le Conseil destitua Krocodile pour ca. (certains disent qu'en fait c'est CMdT qui l'a manipulé, mais bon ca n'a jamais été vérifié...)

L'Artois se déchira alors longuement, entre pro-Krocodilien, Pro-CMdTien, pacifiste et belliciste, et les autres au milieu... La grâce des Normands avait mis le feu aux poudres...


IV - La prise du château de Rouen

Au milieu de tout ce chaos, CMdT et Raoul d'Andrésy se glissèrent jusqu'en Normandie, et au matin d'une longue nuit, le château de Rouen était tombé entre leur mains... ce fut la seule fois qu'un château tomba aux mains de deux hommes seuls... les théories les plus diverses circulent a ce sujet : Phooka aurait livré le château aux deux hommes (n'oublions pas qu'ils ont formé la Lys ensemble)... ou bien le Roy Lévan aurait permis cela... toujours est il que Phooka fut tué cette nuit la.... de la main de CMdT, ou bien d'un garde Normand fidèle, là aussi le mysère reste entier.

Les Normands eurent beaucoup à pleurer ce jour là : leur duc, qu'ils aimaient tous, et auquel plus tard ils vouèrent un culte (les fameux Phookaïstes), et leur liberté, vu que le Duc était maintenant Raoul d'Andrésy, qui avait tous les pouvoirs (et CMdT qui était au moins CaC, pour ne pas ruiner l'économie normande)

4 jours plus tard, l'Artois terminait sa période de trouble, et Darken devenait le nouveau comte d'Artois... La Lys avait le contrôle de tout le Nord du Royaume.... ou CMdT, ce qui revenait au même.

C'est alors que l'intervention royale eu lieu... Des informations circulèrent partout sur l'imminence de l'arrivée de troupes royales à Rouen : Raoul et CMdT furent contraints à fuir, la Normandie placée sous tutelle Royale, et un nouveau Conseil y fut nommé. La paix entre Artois et Normandie fut signée peu après, et Dieppe, après de nombreux atermoiements, fut rendue a la Normandie : les Artésiens eurent alors le problème de l'indépendance flamande sur les bras, et bientôt de Compiègne.

Les divisions au sein de leur conseil ne diminuèrent d'ailleurs pas : Darken eut comme adversaire une Compiégnoise célèbre, Tsarine, qui quand elle fut comtesse, eut Luzifer comme adversaire.... tout jusqu'a la bataille de Compiègne.

En Normandie, les choses furent différentes : passé le problème Artésien, ils se tournèrent vers un autre ennemi, pour des différents théologiques : la Bretagne Aristotélicienne de Jarkov ne pouvait supporter des voisins Phookaistes... haine qui demeure toujours aujourd'hui... au contraire de celle de l'Artois, puisque les deux territoires étaient alliés dans la prise de Reims.



Liens externes

La Gargote Artésienne

Le Château d'Arras

Le Palais Saint-Vaast

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