Knightingale

De Wiki de l'histoire HRP des RR.
Carles de Castèlmaura


Sa Graça Carles de Castèlmaura
dit Knightingale
Par de França, Coms de Tolosa, Duc de Nevers,
Vicoms de Chastellux, Bar de Chablis, Bar de Laignes et Senhèr de Castèlmaura


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Sa Grâce Charles de Castelmaure
dit Knightingale
Pair de France, Comte de Toulouse, Duc de Nevers,
Vicomte de Chastellux, Baron de Chablis, Baron de Laignes et Seigneur de Castelmaure


Sommaire

État civil

Armes de la Maison de Castèlmaura : d'or, à la croix pattée au pied fiché de gueules, à l'aigle bicéphale de sable armée, becquée, couronnée de gueules, brochant sur la croix
A compléter


Vita Karoli

L'Astrolabe et le Behourd

Albi, 1421. A l'heure où le roi Henri V d'Angleterre faisait couronner reine d'Angleterre la fille de Charles VI, Catherine de Valois, qu'il venait d'épouser, un cri déjà fort perçant retentissait sous le timide éclat d'un soleil d'hiver. Il s'appellerait Carles, bien que ce fût un prénom germain. Mais il en serait investi de toutes les vertus

L'enfance de Carles se déroule tantôt à Albi — où son père l'a assigné à résidence avant de mourir et où se dresse, fier, le castel de Castèlmaura — et Rodés (Rodez), où les Comtes d'Armagnac, dont Carles est cadet, tiennent cour.

Masculine, bien qu'absente de père, son éducation est des plus classiques. Très tôt, Carles est initié aux arts de la guerre, et chevauche de petites montures afin d'apprendre le combat équestre. Peu porté sur les armes à longue portée, il se trouve un goût fort peu original pour les épées, de quelque sorte qu'elle soit. Son éducation, placée sous le magistère d'un précepteur raide et acariâtre, se double de longues et interminables séances d'humanités : Ovide, Suétone, Tite-Live, Aristote, Platon, Dante, Boccace, les chroniques de France, les récits de voyage en Orient, et même les traités de géographie arabe d'Al-Idrīsī ! Des heures à déclamer l'art de la rhétorique, à réciter au souffle de la virgule près les vers italiens de la Commedia ! Et à chaque fois qu'il renâclait, préférant se tourner vers des jeux en bois, ou vers la compagnie plus distrayante des jeunes nobliaux de l'Albigeois, une ruade masculine ne manquait point de le rasseoir devant son pupitre.

Parfois, il fallait aller à la lice afin de se mesurer à la quintaine ou de « behourder », comme disait son précepteur. Il ne ressentait ni peur ni lassitude au behourd, et combattait au poing ou à la lance de bois avec la même application et la même aisance. En revanche, la quintaine ne lui inspirait guère confiance. Ce lourd mannequin de cuir qui tournait à votre approche et, si vous n'aviez guère de chance, vous projetait à terre de son bras opposé, de dos. Plus d'une fois il finit le nez dans la boue, disposée là on ne peut plus volontairement par le précepteur. Et à chaque fois qu'il maugréait, celui-ci lui répétait :

— Carles, couvre-toi d'honneurs, pas de boue ! Remonte en selle !

Alors Carles, tout embourbé qu'il était, remontait en selle, pour retomber quelques secondes plus tard, dans la grande majorité des cas.

Lorsqu'il fallait prendre couvert au château de Castèlmaura, Carles freinait des quatre fers. Austère, le repas se déroulait à l'écart des adultes, dont il percevait les éclats de rires et colères. Toujours, au menu, de la viande bouillie, et d'horribles herbes, les « reponchon » — que les apothicaires nommaient tamier ou herbe aux femmes battues —, dont on faisait bouillir les lianes et les tiges. De rares fois, des morceaux de festin poignaient sur la table. Le plus souvent, c'était lorsqu'il allait à Rodés, dans le château comtal, où personne, ni son percepteur, ni sa mère, n'étaient regardants sur le bon maintien des principes qu'ils lui inculquaient. Mais lorsqu'il se trouvait là, renfrogné devant son assiette au fumet, il fallait le reconnaître, peu ragoûtant, il ne pouvait s'empêcher de poser encore et toujours la même question :

— Pourquoi diable dois-je ingurgiter cela ?

Et, implacable, sa mère de lui répondre :

— C'est dans la chère que Rome a perdu son empire.

Alors il mangeait, car il ne devait prendre aucun plaisir à la chère. Sa mère était rigide et acariâtre, voulant l'élever dans les durs principes de l'homme d'État. Il cherchait le plus souvent à l'éviter, bien qu'il en eût besoin. C'était elle qui avait trouvé ce précepteur acharné, qui agissait pour son bien, disait-il, pour l'élever au rang des princes.


L'Hermine sur la Falaise

Arrivé à majorité, Carles fut envoyé faire ses classes en Champagne. Là-bas, un sombre seigneur à la jambe de bois venait de faire sécession d'avec l'Artois. Il vint à Conflans-lès-Sens, où il fit connaissance avec plusieurs jeunes hommes comme lui, dont certains deviendraient notables : Napnaptk, Woi, le maire de Conflans, Lecouscous. En Argonne, proche cité voisine, il rencontra une jeune femme de petite noblesse, Gabrielle de Caurel, dont son cœur fut épris. Là, loin des siens et de la férule du précepteur, il se laissait aller à retrouver des sentiments spontanés. A tel point qu'il l'épousa sans plus tarder, le .II. des nones de mars de l'an de Pâques 1450 (6 mars 1451). Las ! Gabrielle fut prise de tierçaine double, et se retira le lendemain des noces au couvent où elle succomba peu de jours après.

Morne et errant dans les étals de Conflans comme une âme en peine, Carles vit un jour un étrange spectacle. Monté sur une estrade faite de caisses de bois, un citoyen conflandais, Lyle, haranguait le peuple pour on ne sait quelle raison. Dans le brouhaha, il semblait qu'il fût fort marri que la politique du conseil de régence du Duché de Champagne fût fort défavorable à sa bourse. Ce jour-là, pris d'une irrépressible envie de jouter, Carles grimpa lui aussi sur la barricade et déclama avec toute la verve qu'il avait retenu de Cicéron un disputatio contradictoire. Et ils se renvoyèrent la pareille tout l'après-midi, jusqu'au soleil couchant.

Là, un déjà grand seigneur de Champagne, Albert de l'Épine, écoutait sagement la joute verbale entre Carles et Lyle, et vint trouver Carles lorsqu'il fut descendu. Il lui parla d'un regroupement de jeunes notables, les Patriciens, qui voulaient œuvrer pour le Duché de Champagne. Invité à se rendre dans leurs locaux, Carles put admirer le spectacle de ses notables tout occupés à produire des rapports fourmillant d'idées. Vite enhardi, il proposa, à peine intégré, une réforme des grades : pensionnaires, sociétaires, sociétaires honoraires. Bien qu'appréciée, sa fougue fut vite contenue par les autres Patriciens, qui ne souhaitaient point changer les choses si vite.


Une Lame à Nevers

Le Grand large

Elles... et lui

Triomphes

Exil damasquin

Paris Franciae carta ut gloriae regni prosit

Naissance et Renaissance

Tolosa

Soirée des 3 ans des RR