Caedes

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Caedes fut duc de Champagne du 4 juin au 24 octobre 1453 (2005) puis pendant la Fronde de janvier 1453 (2006).

Sa mort...

Biographie

Avant d’arriver en Champagne, Caedes était un noble vénitien. Il a un long passé d’homme politique au sein de la Sérénissime République, on dit même qu’il en fut le Doge, mais aussi qu’il a mené une guérilla maritime dans l’Adriatique par la suite contre certaines familles Vénitiennes. Dans sa jeunesse, il a aussi violemment combattu les Ottomans sur mer et sur terre.

La religion occupe donc une place importante dans la vie de Caedes, héritier de la tradition chevaleresque et Templière.

Cet attachement à la Terre Sainte et aux Croisades explique qu’après son départ de Venise, dans des circonstances qui restent une énigme, il ait choisi la Champagne : Si autrefois l’Ordre du Temple est parti de la Champagne pour aller à Jérusalem, alors il repartira de la Champagne pour préparer la conquête de sa Jérusalem. Il s’installe donc à Clermont, siège d’une ancienne Commanderie, alors qu’il a déjà plus de 40 ans.

Rapidement, grâce à son expérience et ses idées nouvelles, Caedes va s’intégrer à la vie clermontoise et en devenir un des notables. Il crée avec Marcus la première corporation d’artisans, les Forgerons Unis, qui existe encore de nos jours.

Parallèlement, Caedes fonde l’Ordre de Saint Marc, dont il devient le Grand Maître, avec de multiples missions : Défendre la Foi Aristolécienne en tout lieu, aider les frères Aristoléciens à prospérer, veiller à développer le pouvoir temporel de l'Ordre et de l'Eglise, promouvoir le rayonnement spirituel et intellectuel de l'Eglise. Le duc Kurtwagner et le baron Boulius furent notamment chevaliers de l’Ordre de Saint Marc. Cet élément de la vie de Caedes explique que le lion de Saint Marc ait toujours été son symbole.

Cet engagement à servir les valeurs de l’Eglise lui vaudra d’être archevêque de Champagne (à une époque ou le découpage des diocèses n’était pas celui que nous connaissons aujourd’hui, mais épousait le relief des provinces). Remarqué pour sa connaissance des Saintes Ecritures, ses qualités d’orateur et son acharnement à défendre la Foi face aux hérétiques de tout poil , Caedes sera bientôt nommé Cardinal et participera ensuite au développement de l’Eglise.


A cette époque, la Champagne était sous la tutelle artésienne, mais plus les villages se développaient, plus les volontés d’émancipations se faisaient sentir dans la population Les souhaits furent assouvis le 21 décembre 1451, et le Comte Lévan II d’Artois accepta la scission de ses terres sous la pression du nouveau duc de Champagne, LongJohnSilver. Celui-ci fit pourvoir les postes de l’administration ducale de Champagne, et l’on trouvait dans ce conseil Alsbo dit "Le Grand" à la fonction de Prévôt, Dame Lecouscous à la fonction de Procureur, et d’autres personnalités comme Kay, Capitaine de Champagne ou Prothas à la fonction de Connétable.

Caedes va également jouer un rôle de premier plan dans le développement de la Champagne et de ses institutions. Il avait émis l’idée de créer une Assemblée Législative qui aurait pour objectif de doter la Champagne d’un texte de lois complet. Ce fut chose faite le 5 janvier 1453, date à laquelle Caedes, désigné Président de la Commission Législative et Constituante de Champagne par le duc de Champagne, prononça l’ouverture des débats.

Cette Assemblée Législative produisit ce qu’on a appelé depuis le Codex de Champagne, ouvrage complexe et souvent raillé pour sa longueur mais fort usité par les juges des différents duchés en guise d’exemple.

Ce travail fut également l’occasion pour un certain nombre de participants de se reconnaître des idéaux communs, et naquit en eux la volonté de mettre sur pied une liste pour les élections ducales, sous la bannière de Caedes. Après plusieurs essais infructueux, ils décidèrent, à l’initiative notamment de Sat, Jarkov et de Bobbysix, de nommer leur liste ‘Ensemble, Bâtissons la Champagne’. Le même Jarkov, fidèle de la première heure auprès de Caedes, jouera un rôle important à la fin de sa vie, nous y reviendrons.

La mainmise du Duc LongJohnSilver ne devait donc être que temporaire, et la terre de Champagne devait pour la première fois dans l’histoire du Royaume accueillir des élections ducales.

Au terme d’une campagne marquée par le désintérêt des Champenois, la liste emmenée par Caedes termina en seconde position : 1. "Servons la Champagne" (SLC) : 41.4% -->5 sièges 2. "Ensemble, Bâtissons la Champagne!" (BatissonsLaChampagne) : 32.4% -->4 sièges 3. "Champagne, la force tranquillou" (LaForceTranquillou) : 26.2% -->3 sièges Korbn, issu de la liste SLC, fût élu duc avec 5 voix, quand Caedes n’en récolta que 4.

Cependant, de ces premières élections, naquit une équipe qui ne devait pas se désunir et qui devait même former un groupe politique qui a fait et continue de faire la Champagne : le Parti pour l’Action et la Réforme de la Société (P.A.R.S.) Caedes fut l’un des pères fondateurs du parti, qui, s’il puise ses racines en Champagne, est devenu par la suite un parti national. A son apogée, le PARS a compté plus d’une cinquantaine de membres actifs qui ont gouverné principalement en Berry, Auvergne, Bourgogne et Franche-Comté.

La carrière politique Française de Caedes était lancée, et son rayonnement sur la Champagne, puis sur le Royaume, ne devaient aller qu’en s’accentuant.

C’est également à cette époque que la Bourgogne a demandé son indépendance vis à vis de la Champagne, qui lui fut accordée par le Roy Levan III. Nombre de notables Champenois et d’opposants du PARS allèrent donc coloniser la jeune Bourgogne, laissant le champ libre à Caedes en Champagne : aux élections ducales de juin 1453, la liste du PARS emmenée par Caedes se retrouvait seule en lice. Sans surprise, Caedes fut élu duc.

L’harmonie du Conseil sous la houlette de Caedes permettra de nombreuses avancées politiques en Champagne au niveau de l’économie, de la justice et de la diplomatie. La Champagne s’affirme chaque jour un peu plus comme la première puissance du Royaume.

La fin juin 1453 est marquée par d’importants troubles religieux : des groupes de Normands renièrent la religion Aristolécienne en faveur du Phookaïsme, du nom du Duc Phooka, héros martyr de la lutte des Normands contre l'Artois pour l’indépendance Normande et le contrôle des villes de Dieppe et Bertincourt. L’augmentation sensible du nombre des ces hérétiques, dont faisait partie le duc de Normandie Helric, va inquiéter l’Eglise et provoquer la réaction de la très croyante Bretagne, soutenue par la Champagne de Caedes. La Curie Romaine, au sein de laquelle siège Caedes, va peu à peu soutenir officiellement ce qui n’était alors que combats entre Normands Phookaïstes et Bretons Aristoléciens, et appeler à la croisade contre le Phookaïsme par la voix du cardinal-Inquisiteur Norv. La Champagne va donc jouer un rôle de premier plan dans cette croisade, Albert de l’Epine, dit Alsbo Le Grand, connétable de Caedes, est placé à la tête des croisés. Caedes sera le principal artisan de la paix entre Phookaïstes et Aristoléciens, puisqu’il appellera via une lettre ouverte à une trève entre les deux camps, pour que des négociations tripartites soient tenues entre Phookaöstes, Aristoléciens et observateurs neutres. (Caedes faisant partie de ce dernier groupe) Négociations qui aboutiront à faire des sacrifices de part et d’autre, pour finalement obtenir la paix, même si des rancœurs resteront longtemps présentes entre Normands et Bretons.

Quelques jours plus tard, les élections Champenoises verront une fois encore la liste PARS être seule en course : la Champagne est unie autour de son Duc, qui sera plébiscité pour un second mandat.

La vie de Caedes va connaître un tournant à cette époque : le Cardinal Caedes va renoncer à ses vœux ecclésiastiques pour épouser la Comtesse d’Artois, Tsarine. Ce mariage est réputé être un mariage d’amour, même si les médisants diront que Caedes, en épousant Tsarine, profitait de son immense réseau, s’assurant par là même le contrôle de l’ennemi Artésien. Chacune des deux versions a sans doute sa part de vérité, et la bataille de Compiègne montrera que l’influence de Tsarine en Artois est utile à Caedes et à la Champagne.

Ce mandat sera marqué par un événement qui restera dans les mémoires Champenoises : la bataille de Compiègne. Depuis la scission Champagne-Artois, les relations entre les deux provinces n’avaient jamais été cordiales, et les Conseils ne manquaient pas une occasion de se provoquer, bien relayés en cela par les populations qui se détestaient mutuellement Les tensions atteignirent leur maximum lorsque Stephy26, candidate à la mairie de Compiègne, proposa dans son programme de rattacher la ville à la Champagne. Le Conseil d’Artois somma Stephy de retirer cette partie de son programme sous peine de procès pour haute trahison.

Stephy, seule candidate à la mairie, fut donc élue : elle fit une première déclaration vilipendant les menaces et l’incurie du Conseil d’Artois, puis une seconde où elle prêta allégeance au duc Caedes, qui l’accepta. Nous sommes début septembre 1453. Devant l’opposition du Comte d’Artois Luzifer, une consultation populaire fut décidée à Compiègne : Sur les 178 habitants que comptait alors Compiègne - non-morts et non retraités -, 41 personnes participèrent à cette consultation. 33 personnes votèrent pour un rattachement à la Champagne, 8 votèrent contre.

Le comte Luzifer réagit en envoyant des troupes prendre la ville : elle tomba le 9 septembre, et Luzifer lui-même se plaça à la mairie de Compiègne. La population était de plus en plus hostile au pouvoir Artésien. Pendant ce temps, Caedes, qui était devenu protecteur de Stephy et Compiègne par le jeu du serment de vassalité, levait des troupes et préparait les armées Champenoises avec l’aide du Conseil. Caedes, Duc de Champagne, adressa le 11 septembre au Conseil d’Artois un ultimatum exigeant la « libération immédiate de Compiègne comme préambule à toute discussion ».

Se voyant soutenue par la Champagne, la population Compiègnoise se souleva, et le duc Luzifer fut bouté hors de la mairie. Un conseil municipal de transition pro-Champenois, mené par Johndoe et dame Nicobess se mis en place. Plus tard, Luzifer proposa un duel entre lui et Caedes, où Compiègne en serait l'enjeu. Caedes répondit qu'il était prêt à rencontrer Luzifer pour un duel, mais refusait que la destinée des Compiégnois en dépende. Les réactions des Compiégnois à la proposition de Luzifer furent sans appels. Ils manifestèrent leur refus catégorique Puis l’ultimatum Champenois expira…

Le 15 septembre 1453, le duc de Champagne Caedes déclarait officiellement la guerre à l’Artois. L’ost Artésien comptait moins d’une centaine de soldats, là ou les Champenois réussirent à mobiliser plus de 200 hommes, qui plus est mieux équipés. L’armée Champenoise mit le siège devant Compiègne : l’Ost Artésien était réparti entre les assiégés de Compiègne et les troupes de réserve stationnées à Péronne. Caedes lance une première attaque sur Compiègne qui échoue, faisant 9 victimes champenoises (7 blessés et 2 morts) et 3 artésiennes (2 blessés et 1 mort) ainsi que 8 personnes qui furent massacrées : les Artésiens diront qu’il s’agissait de paysans inocents, les Champenois soutenant que ces hommes voulaient aller renforcer la garnison Artésienne de Compiègne. Les combats reprirent de plus belle, faisant nombre de blessés et de morts dans chacun des camps, mais l’avantage était à la Champagne.

La Bourgogne, par la voix de son duc Morkail, menaça d’envahir la Champagne si celle-ci s’obstinait à vouloir prendre Compiègne. Caedes fit la sourde oreille tout en renforçant la défense des frontières sud-Champenoises. Les rares Bourguignons qui tentèrent des actions contre la Champagne furent rapidement arrêtés. Humilié, le duc de Bourgogne proposa des négociations de paix à Joinville, mais la réponse fut la même

Peu après, les troupes artésiennes de Péronne lancèrent un assaut vigoureux depuis le nord de Compiègne, afin de rompre son siège. Mais elles se heurtèrent à une armée Champenoise plus nombreuse, et de violents combats eurent lieu autour de Compiègne assiégée, qui semblent avoir fait au moins 14 morts et plus d'une quarantaine de blessés.

Le 23 septembre 1453, l'ost de Champagne serait entré dans Compiègne et aurait laissé les restes des troupes artésiennes se replier vers Péronne. le Duc Caedes reçu alors un message de Lissendi, aide de camp du Comte Luzifer : celui-ci proposait une entrevue. Quelques instants après, une délégation artésienne fut escortée avec respect jusqu’à la tente de commandement. Là le Duc Caedes et le Comte Luzifer se firent face et discutèrent d’homme à homme, de Duc à Comte. Un représentant du Roi assista à la discussion. Peu de temps après, des conseillers des deux dirigeants les rejoignirent. Un traité d’Armistice allait être signé.

Citation: Au nom de la sainte et indivisible Trinité,

Nous, Lévan Roi de France, Caedes Duc de Champagne et Luzifer Comte d’Artois,

à tous présents et à venir, faisons savoir, que nous sommes rassemblés sous le regard bienveillant de notre souverain, Lévan, Roi de France, pour clore les hostilités entre nos deux provinces. Nos armées respectives se sont battues avec honneur pour défendre les droits qui étaient les leurs. L’armistice de Compiègne rend de plein droit applicable les articles suivants :

Art. I - Le village de Compiègne et les terres attenantes rejoignent le domaine du Duc de Champagne. Art. II - La mine d’Or au nord de Compiègne demeure possession du Comté d’Artois. Art. III - Toutes les poursuites judiciaires liées au Conflit de Compiègne concernant des Champenois et des Artésiens doivent être suspendues. Art. IV - Le déplacement de la minorité « pro-artésienne » de Compiègne et des colons artésiens envoyés depuis le mardi de la veille des nones de septembre de l'an de Pâques MCDLIII sera à la charge du Comté d’Artois et d’un fond Royal spécial.

La Garnison de Compiègne évacuera la ville dans l’honneur et se rendra à Péronne sous la protection d’un sauf conduit du Duc de Champagne.

Cette armistice implique un cessez-le-feu immédiat et durable. La paix doit être déclarée au plus vite entre l’Artois et la Champagne.

Et afin que ce soit ferme chose et stable pour toujours, nous avons fait mettre nos sceaux à ce présent traité. Date en ce dimanche IX des calendes d'octobre de l'an de Pâques MCDLIII.

Au nom de Dieu, heureusement. Amen. Sceau de Lévan, Roi de France Sceau de Caedes, Duc de Champagne Sceau de Luzifer, Comte d'Artois


Le duc Caedes et son Conseil allaient ensuite travailler à pacifier Compiègne et l’intégrer au mieux à la Champagne. Quelques semaines plus tard, les fidèles de Caedes noteront chez le duc une grande lassitude : certes il est toujours un travailleur infatigable, sachant toujours tout avant tout le monde et gouvernant la Champagne avec sagesse et intelligence, mais ses travaux secrêts prennent de plus en plus de temps : est-ce là un exutoire aux soucis qui l’obsèdent, aux nombreux ennemis qui l’assaillent ?

Car il nous faut souligner que Caedes est depuis toujours un érudit, qui s’enferme de longues heures en la plus haute tour de son manoir, là ou est son laboratoire, pour y mener des expériences. Certains affirment qu’il y pratiquait l’alchimie, mais nul ne saurait l’affirmer, car le duc n’admettait âme qui vive en son office.

L’histoire va ensuite montrer que ces craintes étaient fondées. Par un triste matin de l’automne 1455, la Champagne va se réveiller orpheline : le duc Caedes, en voyage chez les Bourguignons avec son ami le du de Beaujeu, dit le Beau Cardinal, est attaqué au sud de Troyes par les plus célèbres brigands de Bourgogne : Napnaptk et Brucea. Le duc de Beaujeu, réputé pour gagner tout ses duels, parviendra a mettre en déroute les deux compères, aussi mauvais brigands qu’escrimeurs. Cependant, jamais il ne parviendra a retrouver son compagnon : le duc Caedes disparu durant cette funeste nuit du 24 octobre 1455.

Le trouble est grand en Champagne, qui se retrouve sans celui qui a toujours su la guider. Le fils de Caedes et Tsarine, Alessandro, assurera la régence pour la fin du mandat en attendant les élections.

L’épouse de Caedes, la Duchesse Tsarine, est alors poussée vers le trône ducal et assurera la régence, assistée des fidèles lieutenants de Caedes : Alsbo le Grand, Xaran, Boulius, Tomazek et les frères d’Appérault SanAntonio, Amro et Ricoh. Même si l’harmonie est en façade, la maison Champagne se fissure et se divise entre les pro-Tsarine, les anti-Tsarine, les partisans d’une rupture avec l’époque Caedessiste, et ceux qui souhaitent revenir aux fondamentaux enseignés par le maître à penser de plusieurs générations de Champenois. On ne remplace pas si facilement celui qui présidait à la destinée de la Champagne depuis si longtemps, et son absence s’est fait cruellement sentir en bien des occasions. Certains réprouvent aussi l’attitude de la duchesse Tsarine, qui a défroqué et épousé l’ex cardinal Jarkov, faisant fi de son deuil et de la mémoire de Caedes. Bien évidemment, nombreux sont ceux qui tenteront de retrouver la trace du duc Caedes, mais das l’europe entière ces recherches resteront vaines.

L’histoire bascule en janvier 1454 : la Champagne organise alors des joutes ou sont présents tous les grands du Royaume. Parmi les jouteurs, se tient un mystérieux chevalier noir, masqué, qui remporte ses premiers duels. Le hasard le fait ensuite jouter contre Jarkov : après une passe d’armes épique, les jouteurs se retrouvent pied à terre, l’épée en main. Habile, le chevalier masqué triomphe de son adversaire en lui tranchant une main. Le vainqueur lève alors le voile sur son identité : le Duc Caedes est de retour, et entend bien reprendre son rang et chatier ceux qui ont profité de son absence. Jarkov est arrêté, et la duchesse Tsarine, souffrant et enceinte, est consignée en ses appartements. Peu de temps après, le conseil de Champagne votera le retour de Caedes au poste de duc, évinçant par là même la duchesse Tsarine.

Une nouvelle page de l’histoire de la Champagne et du Royaume de France va alors s’ouvrir : le samedi 14 janvier 1454, Caedes, nouveau Duc de Champagne, déclara ne point reconnaître Lévan comme Roi de France et appela à la fronde avec pour devise : « POINT N’EST ROY CELUI QUI N’EST OINT A REIMS ». Le lendemain, après l'office de Monseigneur Fredstleu, le Duc Caedes réitéra son appel à la fronde en la Cathédrale de Reims, en Champagne devant un parterre de fidèles, défiant le Dauphin Lévan de se faire sacrer à Reims - un roi reste dauphin aux yeux du peuple tant qu'il n'est pas sacré à Reims. A sa suite, la Duchesse Tsarine, appuya cet appel.

Déjà, des voix se firent attendre, réclamant la convocation des Etats-Généraux du Royaume afin de régler la question.

La réaction du Dauphin Lévan ne se fit pas attendre. Il demanda aux troupes de Champagne d'arrêter sans délais les frondeurs et ceux appelant à la convocation des Etats-Généraux, afin qu'ils soient jugés à Paris.

Partout dans le Royaume, la division se fait entre les frondeurs de Caedes et les royalistes fidèles à Levan. Le Dauphin de France Lévan annonça aussi trois réformes : La première crée un gouvernement sous la présidence d'un Grand Maître de France, Biquette, Pair de France. La deuxième vise à la nomination d'une dizaine de Pair de France supplémentaire, avec l'accord de la Pairie. La troisième autorise finalement la rédaction de cahiers de doléance devant être transmis au Grand Maître de France

Le jeudi 19 janvier 1454, en Normandie, près de 70 personnes prirent les armes cette nuit-là, pour renverser Enox, Duchesse de Normandie. La Duchesse de Normandie avait rallié le camp des rebelles, aux côtés de la Duchesse de Champagne, Tsarine, qui perdit ainsi une alliée dans son bras de fer contre le Dauphin.

Le samedi suivant, l’ost Artésiano-Normand, fidèle à Levan, donne un premier assaut contre la Champagne, à Reims et dans quelques villes. Les frondeurs Champenois, nombreux, les repousseront sans peine.

Les troubles semblent alors gagner plusieurs provinces du Royaume de France : En Berry, un groupe d'une quarantaine de personnes tentèrent de renverser le pouvoir du Duc Juju, l'accusant de tiédeur dans son soutien au roi de France contre les frondeurs, mais ils se firent rosser par les gardes. En Bourgogne, une semblable déstabilisation eu lieu, dans le plus grand secret, et a été repoussée.

En Champagne, une foule comptant au moins 300 personnes, dont une bonne partie composée d'Artésiens lourdement armés que rejoignirent des normands et des champenois rebelles, combattirent encore l'armée frondeuse champenoise à Reims. Le pouvoir de la Duchesse Tsarine et du duc Caedes sembla chancelant. Certains rapportèrent que Caedes, présent à Clermont, négociait avec des émissaires du Dauphin.

Certains autres dirent que de gros effectifs de révoltés - notamment un grand nombre d'Artésiens lourdement armés - avaient pénétré dans le château de Reims et que la ville aurait été la scène de pillages. Les défenseurs Champenois, n’ayant techniquement pas pu recruter plus de 255 hommes, furent submergés par le nombre des assaillants venus d’Artois, de Normandie et de Bourgogne.

Sitôt devenu maître de Reims, Levan organise son sacre à Reims, ce qui fut encore l’objet d’affrontements entre frondeurs et royalistes : chacun des deux camps affirmant détenir le Saint Crème doit le futur Roi doit obligatoirement être oint pour entériner son sacre.

Le lundi 22 janvier 1454, la capitale champenoise a été de nouveau la cible de troubles importants. Des batailles rangées ont notamment virent s'affronter partisans et adversaires de feu la Duchesse Tsarine, laquelle serait morte dans des circonstances obscures. Lévan, maintenant Roi de France par la grâce de Dieu, fit savoir que la Champagne serait rattachée à l'administration royale. Il a appelé au calme et souhaité de voir les Champenois reprendre en main leur administration. Il a également appelé à la convocation de l'ensemble des Ducs, Comtes et Pairs du Royaume, à titre consultatif, sur la question champenoise La Champagne fut intégrée au domaine royal jusqu'à ce que l'assemblée prévue se tienne. Lévan, Roi de France, nomma Alsbo le Grand intendant général, sous la direction de Sa Majesté. Il sera chargé des affaires courantes. Les élections du conseil de Champagne furent repoussées sine die

Caedes pour sa part, se constitua prisonnier afin de concentrer sur sa personne le courroux royal, pour épargner à la Champagne de funestes représailles. Il fut mené à Paris, puis enfermé à la Bastille.

Il séjourna quelques jours à la Bastille ou il reçu la visite de fidèles Champenois et de seigneurs de tous horizons. La dernière visite fut celle de sa fille, Matthilde, accompagnée de Jarkov en qualité de confesseur. Jarkov, le veuf de Tsarine, emportée par la tourmente de la fronde de Caedes, jarkov, donc, ivre de vengeance contre celui qu’il considère comme responsable de son malheur, va parvenir à introduire un poignard à la Bastille, en l’enfermant dans sa bible creusée. Jarkov va donc mortellement poignarder Caedes, lequel rendra son dernier soupir dans les bras de sa fille.

Ses derniers mots résonnent encore dans la plus haute tour de la Bastille : Je t'aime... ma Champagne.... memento... FINIS !


Bibliographie

Comprendre Caedes par Caedes

Liens internes

Le conte de Jehan sur Caedes qui provoqua la disgrâce de son auteur

Soirée des 3 ans des RR